Contre-Regards

par Michel SANTO

Promenades autour de « La Librairie du Livre Voyageur »…

 

     

J’ai l’habitude (les matins seulement), qui ne s’explique pas, (encore que ce qui suit l’explique en partie), de prendre la rue Droite (piétonne) à son débouché , sur la place de l’hôtel de ville, pour la remonter ensuite, tout en saluant au passage quelques figures amies ou connues sorties sur le devant de leur boutique ou restaurant, jusqu’à la place nouvellement baptisée du Forum (désertée ou presque depuis la fermeture d’un magasin spécialisé dans le service informatique et la disparition d’un café restaurant dont le jeune chef avait la réputation de présenter  à ses clients de fabuleux « tartares ») ; place que je traverse ensuite, tout aussi habituellement, sur son côté droit, pour me diriger vers le collège de Cité ( j’y fus scolarisé jusqu’à la classe du brevet), après avoir cependant parcouru la très courte rue de l’Ancienne Porte de Béziers où se tenait jadis une crèmerie (on y expose désormais de vilaines, à mon goût, « toiles  » : je ne voudrais pas être trop offensant…) dans laquelle ma grand-mère maternelle (elle habitait tout près : rue Michelet) m’envoyait chercher des « yaourts-nature » élaborés par son propriétaire calotté et tout de blanc vêtu dont le plus proche voisin était un charcutier qui faisait le bonheur hebdomadaire des amateurs narbonnais de « tripette » (le jour de sa commercialisation des queues se formaient jusque dans la rue…)

Il ne cessait de répéter : « Cristi, quelle campagne. Si nous ne réussissons pas après ça ?»

Bel-Ami ! Robert Pattinson. Film de Declan Donnellan, Nick Ormerod, 2012 : Journal.


Depuis Bel-Ami de Maupassant, rien n’a vraiment changé. Je consulte mes notes sur ma liseuse (Kindle) et tombe sur ceci, à l’emplacement 3435 :

« L’article parut sous la signature de Georges Du Roy de Cantel, et fit grand bruit. On s’en émut à la Chambre. Le père Walter en félicita l’auteur et le chargea de la rédaction politique de La Vie Française. Les échos revinrent à Boisrenard. Alors commença, dans le journal, une campagne habile et violente contre le ministère qui dirigeait les affaires.

L’extension du domaine de la bêtise !


Dans « La bêtise s’améliore », sorti en 2007, Belinda Cannone fait dialoguer trois personnages autour de l’amour, la politique, l’économie, l’art, la morale, le désir, le bonheur… Trois personnages qui s’étonnent de ceux, nombreux, dont nous respectons l’intelligence et qui s’en servent bêtement. Comment comprendre en effet que des esprits sophistiqués, et en apparence libre, en viennent à patauger dans les idées toutes faites ?

Se promener un lendemain de Noël avec Robert Walser !

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Robert Walser est né en 1878, à Bienne, dans le canton de Berne. Il est mort le jour de Noël, en 1956, après avoir passé les 23 dernières années de sa vie dans un asile psychiatrique où il n’écrira plus. C’est sur un chemin de neige que deux écoliers le découvrent dans l’après-midi. «La tête, légèrement tournée sur le côté, le promeneur offre une image parfaite de la paix de Noël. Sa bouche est ouverte ; on dirait que l’air hivernal, pur et frais, pénètre encore en lui », écrira Carl Seelig.

Deux euros pour, dans ces temps bien tristes, partager l’humour de ce doux anarchiste des lettres.

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Quatrième de couverture : « Lafleur est un peintre au talent extraordinaire. Non que ses tableaux soient d’une qualité artistique hors du commun, mais ils ont la faculté de rassasier ceux qui les regardent. Comme s’ils venaient d’avaler un bon pâté en croûte ou une crème au chocolat! Un tel don ne peut laisser longtemps indifférents journalistes et marchands d’art… »

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