Contre-Regards

par Michel SANTO

L’art lumineux d’André Subirana !

   

     

André Subirana est de ces amis que je croise tous les jours dans les rues de ma petite ville. Il aime ces flâneries urbaines où son oeil averti capte des images qui aux nôtres se dérobent. D’un vif et discret « clic », il les fixe parfois, toujours en noir et blanc, qu’à de trop rares occasions cependant il expose.

Patrice STRAZZERA explorateur d’âmes…

       

La découverte d’un important ensemble funéraire antique jouxtant le MuRéNa semble réveiller la passion des Narbonnais pour l’archéologie. L’archéologie rejoint vite la passion, crée du rêve et des illusions, mais pour ceux qui en ont fait un métier, elle est aussi et avant tout une science avec ses méthodes rigoureuses, ses heures ingrates et son aride littérature.

Parallèlement à l’archéologie qui ne se déclenche sans autorisation et ne s’exerce sans contrôle, il est possible de pratiquer une activité libre et contemplative des vestiges de l’histoire, une activité en plein essor mais qui a aussi son code d’exigence, je veux parler de l’exploration. Et notre bonne ville, si riche en tradition archéologique, compte parmi ses enfants un explorateur fameux et singulier en la personne de Patrice Strazzera.

Patrice explore depuis maintenant quelques décennies le fond des mers, attiré par les épaves qui le tapissent, et qui avec le temps sont devenus d’étranges fantômes peuplés de gorgones et de pescaille. Patrice et son équipe de passionnés ont une prédilection pour les épaves du siècle passé, et plus spécialement les machines de guerres, avions et bateaux touchés coulés.

De ces explorations, il ramène des photographies, dont certaines sont publiées dans Le Sommeil des Epaves (d’autres ont fait l’objet d’une donation au Ministère de la Culture). Photos en noir et blanc empreintes de gravité et de magie, qui révèlent l’âme des épaves dans leur épais climat sous-marin. Photos de machines mortes, devenues silencieuses mais indiscutablement vivantes dans leur nouveau milieu. Patrice est un plongeur-animiste.

     

Il ne pense pas être un artiste, mais attribue ses photos à la chance ou à l’ivresse des profondeurs. Allez faire un tour sur ses publications (son site est ici) et vous serez très vite convaincus du contraire.

 

Ainsi que le film écrit et réalisé en 2012 par Jérôme Espla :

         

Deux “cartes postales” de Gruissan – été 2017 !

Tous les soirs d’été (ou presque), c’est apéritif (pas toujours) au Café de la Paix. Toujours à la même place, à sa terrasse (en réalité un trottoir) le dos au mur, qui offre une “vue” à 180 degrés sur la rue, piétonne dès 19 heures et envahie de tables et chaises entre lesquelles naviguent de petites flottilles de touristes, nombreuses quand un “chanteur” de rue anime le lieu jusqu’à tard dans la nuit.

Images liées:

D’un déjeuner à Leucate où il fut question de Macron, des médias, d’Angelin Preljocaj, de la danse de la mer et de la vie, notamment !

 

   

Jeudi 6 juillet. Leucate village, à la terrasse du 35 bis, avec Michel Arcens pour notre déjeuner estival. Un rituel qui, entre Perpignan, où il réside, et Narbonne, nous réunit chaque été, depuis trois ans déjà ! Un léger vent venu de la mer et notre table à l’abri du soleil créaient d’idéales conditions pour ce moment de partage amical. La présence discrète d’une clientèle étrangère ajoutait au tableau une touche de vie sociale exotique. Je ne sais pourquoi, une certaine nonchalance générale peu-être, donnait à cette jolie petite place un petit air d’Italie…

Je regarde souvent la rue où je vais comme si…

 

Je regarde souvent la rue où je vais comme si

J’avais depuis longtemps quitté l’émouvante surface

Du monde pour l’autre côté sans fond qui nous efface

Un jour ou l’autre sans retour mais libres de souci.

Je m’applique assez bien à ce délicat exercice

Pour que très vite mon regard cesse d’appartenir

A l’amas nuageux d’espérance et de souvenir

Auquel j’aurai donné mon nom…

Jacques Réda : “La course : Nouvelles poésies itinérantes et familières 1993-1998”. Éditions Gallimard, 1999. Page 11 “Un citadin”…

Illustration     :  Photo prise dans une rue de Gruissan  avec mon Iphone 6S .

Images liées:

Articles récents

Scène de la vie narbonnaise dans une boulangerie-pâtisserie du centre-ville : "Bande de cons !"

Scène de la vie narbonnaise dans une boulangerie-pâtisserie du centre-ville : "Bande de cons !"

      Lundi 11 novembre, il est 16h 45, j’entre dans la boulangerie-pâtisserie Maury située dans le centre-ville et me range dans la file d’attente. Devant moi, deux dames pa[Lire la suite]
Ce 10 novembre, fut pour nous, en cette année 2019, celui de la honte et du déshonneur...

Ce 10 novembre, fut pour nous, en cette année 2019, celui de la honte et du déshonneur...

                  L'alliance de l'extrême gauche, d’une partie de la gauche anciennement laïque et désormais bigote, et des islami[Lire la suite]
La réforme territoriale a été mal pensée, mal conduite et mal exécutée…

La réforme territoriale a été mal pensée, mal conduite et mal exécutée…

    Dans son dernier livre « l’illusion régionale : la réforme territoriale en question » (éditions Cairn, mai 2019), le géographe Georges Roques revient sur les bouleversements récents de[Lire la suite]
Narbonne ! Municipales2020 : Quatre "perles" de campagne (pour le moment)

Narbonne ! Municipales2020 : Quatre "perles" de campagne (pour le moment)

      Quatre perles de campagne, arbitrairement sélectionnées, je le confesse : La première, offerte par la porte-parole Verte de Narbonne en Commun : « Concernant l’urgence climatiqu[Lire la suite]
Laïcité et accompagnantes (ou accompagnants) scolaire : il est nécessaire de clarifier leur "statut"…

Laïcité et accompagnantes (ou accompagnants) scolaire : il est nécessaire de clarifier leur "statut"

        La polarisation sur le seul voile pour les accompagnantes scolaire est une faute stratégique. La question centrale est en effet celle de la neutralité dans cet espace-[Lire la suite]
« Monsieur, vous êtes un gros con ! »

« Monsieur, vous êtes un gros con ! »

      Ce matin, devant l’agence de la Société Générale, à quelques mètres de son entrée, un petit bonhomme, maigre et chétif, tenait en laisse un petit caniche aux poils roux, court[Lire la suite]
  
2006-2019 © Contre-Regards
Conçu par OnEric Studio