𝐓𝐨𝐮𝐭 𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐲𝐦𝐛𝐨𝐥𝐞 !

𝐏𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥, 𝐮𝐧 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐦𝐩 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐦𝐞́𝐫𝐚. 𝐑𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐏𝐚𝐛𝐥𝐨 𝐍𝐞𝐫𝐮𝐝𝐚.

Le livre était posé là. Visible. Bien cadré. « Résidence » sur la terre, de Pablo Neruda.

Pendant que le président parlait frappes américaines, opérations israéliennes, droit international contourné, responsabilités premières. Neruda écrit : « Il arrive que je me fatigue d’être homme. »

Fatigue.Le mot convient. On condamne les méthodes. On rappelle les principes. On désigne les fautes. La guerre continue.

« Résidence sur la terre » n’est pas un livre d’apparat. C’est un livre de solitude et d’étouffement. Écrit dans les années trente. L’air se chargeait déjà. On savait. On parlait. On hésitait.

Placer ce livre dans le champ de la caméra n’est pas innocent.
Le pouvoir ne laisse rien au hasard. Est-ce un aveu de mélancolie ? Un signal d’inquiétude ? Un appel à la conscience critique ? À la désolation morale devant les conflit ? Ou une manière élégante d’habiller l’impuissance ?

Le livre, lui, dit la fatigue d’un monde qui se répète. Le discours, lui, tente de tenir l’équilibre. Entre les deux, le réel. Qui avance.

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