𝐃𝐮 𝐩𝐥𝐚𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐚𝐮 𝐪𝐮𝐢𝐧𝐭𝐞𝐭𝐭𝐞.

𝐔𝐧𝐞 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐈𝐧𝐟𝐨. 𝐃𝐞𝐬 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐮𝐱 𝐟𝐚𝐭𝐢𝐠𝐮𝐞́𝐬, 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐞𝐫𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐨𝐢𝐫.

Hier soir, j’ai regardé, pour la première fois, la chaîne d’information continue France Info. Des circonstances pénibles m’assignent ces jours-ci à une vie sociale réduite à presque rien. On meuble comme on peut.

Les « plateaux » étaient consacrés à l’élimination du tyran iranien. Une brochette de généraux en retraite occupait l’écran. Visages fanés. Voix molles. Médailles invisibles mais pesantes. Ils parlaient stratégie comme d’autres parlent météo. Analyses de comptoir, prudence rétrospective, clichés rassis. Retirés du service depuis des lustres, ils patinaient à la godille sur une mer d’évidences.

Les « experts » et invités « informés » ne faisaient guère mieux. Leur profondeur n’excédait pas celle d’un habitué du petit blanc matinal au PMU du coin. Ça parlait beaucoup. Ça disait peu. De cette médiocrité bavarde montait un fond d’anti-américanisme réflexe, mêlé à la détestation convenue d’Israël. Le tout servi tiède, avec l’air de la nuance.

Un haut-le-cœur m’a saisi en songeant aux effets d’un tel spectacle sur des consciences déjà saturées. J’ai éteint.

Je me suis calé dans mon fauteuil. Casque sur les oreilles. J’ai cherché l’air plus haut. Wolfgang Amadeus Mozart. Et, pour commencer, le Quintette en ré majeur. Là au moins, pas de commentaire. Seulement la musique, nette, implacable, vivante.

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