𝐋’𝐀𝐮𝐝𝐞 𝐛𝐚𝐬𝐜𝐮𝐥𝐞.

𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐚𝐢𝐭𝐞 𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐧 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐡𝐞́𝐠𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐢𝐞.
Dans l’Aude, ces municipales confirment une évolution de fond :
le Parti socialiste recule, la gauche se fragmente. Elle ne structure plus le paysage politique comme elle l’a fait pendant des décennies.
Certes, il reste des élus, des réseaux. Mais l’essentiel est ailleurs : la capacité du PS à organiser durablement un territoire, s’est érodée.
Et ce moment n’est pas inédit.
Sous la Troisième République, le Parti radical dominait ce département. Puis la SFIO s’est imposée et le Ps ensuite jusqu’en 2017.
Le parallèle s’arrête là. Car aucune force à gauche n’est en mesure de prendre le relais.
Résultat : Une partie de l’électorat s’abstient, une autre se tourne vers le centre ou la droite, une autre bascule vers le Rassemblement national.
Ce qui se défait, en réalité, c’est un écosystème politique : celui du socialisme municipal, d’un vote presque « naturel » à gauche.
Et dans ce vide, la recomposition ne se fait pas à gauche. C’est moins un passage de relais qu’une désaffiliation.
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