𝐋’𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐥𝐢𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐛𝐨𝐮𝐫𝐫𝐞𝐚𝐮𝐱.

Sur les plateaux, les intellectuels ajustent leurs cravates. Sur Facebook, les amis postent leurs colères. Le sujet est fixe : Trump.

Trump a pris Maduro comme un paquet de douane. Il lorgne le Groenland. Les experts s’étouffent. Ils parlent de droit international et de danger américain. Ils ne regardent que l’Ouest.

Pendant ce temps, à l’Est, le triangle se resserre : Moscou, Pékin, Téhéran. À Téhéran, la corde se tend. On massacre dans les rues. On étouffe les cris sous le silence.

Dans les caves d’Ispahan, on espère un choc extérieur pour briser la chaîne des Gardiens de la révolution. Mais ils le savent : ils ne peuvent compter ni sur la France, ni sur l’Europe, encore moins sur l’ONU.

Le Quai d’Orsay rédige des notes. Dominique de Villepin lève l’index : il enjoint de ne pas intervenir, de ne pas bousculer l’équilibre des bourreaux.

L’Europe ressemble à une vieille maison de province. Elle observe les voisins par le coin de la fenêtre, mais refuse de voir l’incendie qui rampe.

On déteste Trump parce qu’il est le miroir de nos faiblesses. Le rappel brutal que le monde n’est pas un salon.

Les souvenirs de la guerre froide ont glissé de nos mains. On a oublié qui tenait le fusil, et qui tenait le parapluie.

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