𝐋’𝐞́𝐯𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞, 𝐞𝐧𝐟𝐢𝐧 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮𝐞.

Je lis ce soir que l’Union européenne préparerait des sanctions « nouvelles et plus sévères » contre l’Iran, et envisagerait enfin de classer le Corps des Gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste.
Une mesure déjà prise depuis longtemps par les États-Unis et le Canada.
Mieux vaut tard que jamais, dit-on.
Mais ce « tard » pèse lourd.
Il aura fallu des années de répression, des femmes battues pour une mèche de cheveux, des opposants pendus à l’aube, des foules mitraillées, pour que l’évidence s’impose enfin à Bruxelles. Comme si le caractère terroriste de ce corps armé avait été, jusqu’ici, matière à débat.
Cette lenteur n’est pas de la prudence diplomatique. C’est de l’aveuglement confortable. Une manière de gagner du temps pendant que d’autres perdaient la vie.
Nommer les choses est un minimum. Le faire si tard est déjà un aveu.
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