𝐋𝐞 𝐅𝐢𝐠𝐚𝐫𝐨 𝐞𝐭 𝐥’𝐚𝐧𝐝𝐨𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞.

Au milieu des tensions internationales, l’Union européenne défie les normes avec une réflexion originale sur l’andouille de Guémené.

Ce matin, au milieu des incendies, des guerres, des déficits, des canicules et des menaces sur la démocratie, mon regard est tombé sur ce titre :

« L’Union européenne veut-elle la peau de l’andouille de Guémené ? »

D’abord, j’ai ri.

Puis vint l’amer constat : on peut enterrer les morts et ressusciter le terroir d’un même geste, sans transition, sans pudeur, avec ce point d’interrogation final qui fait tout le travail. On ne sait jamais, ça pourrait être grave.

Je soupçonne une main experte derrière ce montage. Quelqu’un qui sait qu’une andouille fait plus de clics qu’un cessez-le-feu.

Et il a raison.

Pourtant, pendant quelques secondes, j’ai retrouvé le plaisir de lire une information avant de savoir si elle était importante.

Peut-être parce qu’elle ne l’était pas.

Rassurons-nous : pendant que tout s’effondre, quelqu’un veille sur la peau de l’andouille.

Et quelqu’un d’autre veille sur le taux de clics.