𝐋𝐞 𝐭𝐚𝐛𝐨𝐮 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐥𝐨𝐜𝐡𝐞𝐫𝐬.

La France compte 35 000 communes. Un dogme de 1789. Derrière l’écharpe tricolore, le pouvoir s’évapore.

On empile. Les intercommunalités absorbent l’eau, les déchets, les bus, l’urbanisme. Le maire garde le prestige du titre, mais le centre de gravité a glissé vers l’intercommunalité. Une structure technique, opaque, où le citoyen ne vote pas directement.

Pour maintenir l’illusion du pouvoir local, on a inventé les « fonds de concours ». Une perfusion financière où l’intercommunalité finance ce qui ne relève pas de ses compétences. On saupoudre. On finance le quotidien du village avec l’argent du grand ensemble. Un terrain de padel, une armoire ignifugée, l’acquisition de défibrillateurs, l’aménagement d’un cimetière ou l’acoustique d’une cantine. La preuve par l’absurde que la maille est cassée.

Deux voies s’imposent.

La première : la fusion. Aligner la mairie sur le bassin de vie. Faire coïncider le vote et le quotidien. Supprimer les frontières de papier pour retrouver une force de frappe financière.

La seconde : transformer l’intercommunalité en collectivité de plein exercice, élue au suffrage direct. La commune devient une mairie de quartier. Un guichet de proximité pour l’état civil, notamment. La stratégie, elle, passe à l’échelle supérieure.

Mars 2026. Ces élections devraient être le moment de la relance, le temps de repenser la décentralisation. Hélas, elles ne le seront pas. On préférera l’entre-deux. Il protège les élus, mais il perd les citoyens.

𝐈𝐥𝐥𝐮𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 : le clocher de l’église Saint-Etienne d’Armissan

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