๐๐จ๐ฎ๐ญ ๐๐ฌ๐ญ ๐ฌ๐ฒ๐ฆ๐๐จ๐ฅ๐ !

๐๐๐ง๐๐๐ง๐ญ ๐ช๐ฎ๐ ๐ฅ๐ ๐ฉ๐ซ๐ฬ๐ฌ๐ข๐๐๐ง๐ญ ๐ฉ๐๐ซ๐ฅ๐ ๐๐ ๐๐ซ๐๐ฉ๐ฉ๐๐ฌ ๐๐ญ ๐๐ ๐๐ซ๐จ๐ข๐ญ ๐ข๐ง๐ญ๐๐ซ๐ง๐๐ญ๐ข๐จ๐ง๐๐ฅ, ๐ฎ๐ง ๐ฅ๐ข๐ฏ๐ซ๐ ๐ฏ๐๐ข๐ฅ๐ฅ๐ ๐๐๐ง๐ฌ ๐ฅ๐ ๐๐ก๐๐ฆ๐ฉ ๐๐ ๐ฅ๐ ๐๐๐ฆ๐ฬ๐ซ๐. ๐๐ฬ๐ฌ๐ข๐๐๐ง๐๐ ๐ฌ๐ฎ๐ซ ๐ฅ๐ ๐ญ๐๐ซ๐ซ๐ ๐๐ ๐๐๐๐ฅ๐จ ๐๐๐ซ๐ฎ๐๐.
Le livre รฉtait posรฉ lร . Visible. Bien cadrรฉ. ยซ Rรฉsidence ยป sur la terre, de Pablo Neruda.
Pendant que le prรฉsident parlait frappes amรฉricaines, opรฉrations israรฉliennes, droit international contournรฉ, responsabilitรฉs premiรจres. Neruda รฉcrit : ยซ Il arrive que je me fatigue dโรชtre homme. ยป
Fatigue.Le mot convient. On condamne les mรฉthodes. On rappelle les principes. On dรฉsigne les fautes. La guerre continue.
ยซ Rรฉsidence sur la terre ยป nโest pas un livre dโapparat. Cโest un livre de solitude et dโรฉtouffement. รcrit dans les annรฉes trente. Lโair se chargeait dรฉjร . On savait. On parlait. On hรฉsitait.
Placer ce livre dans le champ de la camรฉra nโest pas innocent.
Le pouvoir ne laisse rien au hasard. Est-ce un aveu de mรฉlancolie ? Un signal dโinquiรฉtude ? Un appel ร la conscience critique ? ร la dรฉsolation morale devant les conflit ? Ou une maniรจre รฉlรฉgante dโhabiller lโimpuissance ?
Le livre, lui, dit la fatigue dโun monde qui se rรฉpรจte. Le discours, lui, tente de tenir lโรฉquilibre. Entre les deux, le rรฉel. Qui avance.




