Action d’un classicisme facile, concon et sans conséquence pour leurs auteurs aimés des médias, mais qui, pour le coup, n’avaient pas anticipé l’audacieuse réaction du propriétaire du lieu. Un propriétaire facétieux, plein d’imagination, et qui, soucieux, à bon droit, d’améliorer son bilan carbone quotidien, a éteint illico la lumière et le chauffage de son garage pendant 42 heures avant d’appeler la police. Il avait aussi emporté les clés des toilettes. Furieux, un des militants, enseignant à l’Institut d’études sur l’économie mondiale de Kiel, s’est indigné sur Twitter de cette contre-offensive du concessionnaire, pourtant tout aussi verte et symbolique que la sienne, et du fait que les salariés de ladite concession avaient refusé de leur donner, au moins, « une cuvette pour faire leurs besoins ». Je les ai imaginés alors sortants ou sortis du garage, blêmes, les yeux chassieux, l’estomac creux, leurs culottes et leurs chaussures humides, les intestins pleins. Gelés, tremblant de tous leurs membres – enfin ! pas tous ! On ne m’en voudra pas, j’espère, mais ce matin, lisant ce petit article factuel noyé dans le flux continu des informations, que m’avait adressé, la veille, un ami, je souriais… Je sais ! C’est mal !
