Contre-Regards

par Michel SANTO

Le Mai de Mélenchon !

 

 

 

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La semaine dernière, sur France 2, c’était la grand-messe de Jean-Luc Mélenchon. Costume sombre, chemise blanche et cravate rouge, braillant, interrompant, gesticulant, haranguant, virevoltant, menaçant, exigeant, provoquant, bataillant, criant, sautant…jusqu’à ce que Jacques Attali, notre spécialiste en prévisions jamais réalisées, vienne lui servir la soupe en expliquant dans un phrasé de moine tibétain qu’il était tout à fait d’accord avec l’idole des lecteurs de Libération, à la condition toutefois que son programme s’appliquât au niveau européen. Ah la mine de Jean Luc ! Que l’ancienne sherpa de Tonton Mitterand, cet expert en tout et en rien platement adulé par nos faiseurs d’opinion, partage ses analyses et propositions, lui accorde un statut de politicien crédible et lui laisse entendre qu’il possède le statut d’un premier ministre de rupture, était tout bonnement inespéré. Ces yeux ne lançaient plus des éclairs et sa mine prenait des airs de donzelle prise dans les filets oedipiens d’un  vieux professeur de philosophie partiellement chauve et plein de fatuité . Un moment  pathétique ! Envouté par ces préliminaires diaboliques , le prévisible, l’inévitable coup de grâce pouvait être donné. Il vint comme la foudre, à la fin de leur ébats faussement complices : « Monsieur Mélenchon, si on appliquait votre programme, il ne faudrait pas six mois pour que la France se retrouve dans le même état que la Corée du Nord » . Ces derniers mots, Corée du Nord, prononcés sur un ton glacial en même temps que son locuteur quittait son fauteuil pour se diriger vers la sortie, accompagné du sourire narquois d’un Pujadas vengé et des lamentations de Mélenchon blessé : « c’est pas bien ça, c’est pas bien ! … » Du grand art !  Une victoire, pour être franc, que je n’ai cependant pas aimée. Parce que trop facile, trop déloyale !  Un grand torero n’humilie jamais son adversaire et Jean Cau vivant aurait, de sa plume,  “occis ” cet Attali d’opérette. Aujourd’hui, nous sommes le 5 Mai et Mélenchon et ses amis manifestent contre l’austérité et pour une VIème République. Une date symbolique qui ne doit rien au hasard. Ce jour là, en effet , mais en  1789, s’ouvraient les états généraux du Royaume. Toujours la même histoire! C’en est lassant…Au château, l’on ne voit rien venir !

 

 

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Commentaires (1)

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    pibouleau

    |

    Les avis d'”expert” de Monsieur Attali me laissent froid. Il est discrédité ce guguss dans ces conditions comment prêter foi a ses prédiction apocalyptiques.

    FRANCE = COREE DU NORD

    Tu t es mélangé les pinceaux dans tes analyses Michel. Ta fixation sur Mélenchon obère ton jugement.

    Ton addition a jean-Luc relève-t-elle de l’amour-haine ?

    En marge : Beaucoup de monde a Bastille. TB je m’en félicite 

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