Contre-Regards

par Michel SANTO

Au théâtre ce soir.

 

Hier soir, j’ai fait le choix de François Morel et Olivier Saladin. Au Théâtre de Narbonne. Une heure d’un spectacle désopilant. François Morel aime ses personnages, qu’il « croque » pourtant sans complaisance. Des Rouchon qui écrivent aux Brochon des cartes postales postées de partout. De Venise, de Caracas, de Colombey les deux Eglises. Des Français « moyens » qui nous ressemblent avec leurs rêves de palmiers, d’azur et de hamacs légèrement balancés par de chauds alizés. Et qui, là-bas, si loin, ont la nostalgie de leurs jardins, de leurs bistrots, de leurs bouquins… Alors, pour tuer l’ennui de ces séjours formatés par l’industrie du voyage, on écrit de vaines et ridicules cartes postales. Car il ne sera pas dit aux amis et aux parents restés à la maison que l’aventure se trouve parfois au coin de la rue. On gardera ce secret au fond de sa conscience. Jusqu’au prochain voyage. A la recherche désespéré d’un bonheur qui ne peut-être donné partout et en même temps… Du grand art !

P.S : Au même moment, un autre spectacle était offert aux Français. Moins de poésie et de vérités existentielles cependant…  

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