Contre-Regards

par Michel SANTO

Bac 2016: écrasante supériorité des filles (mention très bien)…

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Le sociologue Baptiste Coulmont publie chaque année son « Projet mentions », qui associe, pour chaque prénom, le taux d’obtention d’une mention « très bien » au bac (général et technologique). Et il constate qu’en 2016 plus d’un quart des candidates prénommées Esther ou Diane ont obtenu une mention «très bien», dix fois plus que les candidats prénommés Steven ou Sofiane.

Ce ne sont évidemment pas les prénoms de ces élèves qui seraient en soi « discriminants », comme le titre « le Monde » (lien: ici) mais bien plutôt les conditions sociales des parents qui les choisissent. La probabilité de porter un prénom sorti tout droit d’une série américaine ou d’une parentèle « orientale » est  beaucoup plus forte en effet  dans le 93, par exemple, que dans certains quartiers parisiens. Rien de nouveau donc! Par contre, ce qui est à noter, quand l’accent est mis sur les 50 prénoms qui ont obtenu le plus fort taux de mentions très bien, c’est l’écrasante majorité des filles. 48 ! pour un Édouard et un Augustin. Qu’en conclure?  Qu’à conditions sociales supposées supérieures  et égales les garçons seraient « discriminés », pour reprendre le vocabulaire du même quotidien; que l’investissement des familles se ferait d’abord, contrairement aux choix faits par les générations antérieures, sur les filles; que le sexe dit faible serait le plus fort dans l’acquisition des savoirs? etc… etc…

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