Catalogne : ces indépendantistes qui nous la jouent sur l’air de la guerre civile de 36 !

Et voilà qu’on nous le joue sur les airs de la guerre civile espagnole, le coup de force des indépendantistes catalan. Les « cons » osant tout, quelques « zozos » de la « catalogne du Nord » (le département des Pyrénées Orientales) réserveraient maison et hôtels pour le président Carles Puigdemont, sa famille, ses proches, et tous ceux qui fuiraient « l’ignoble répression » de l’État espagnol. Et il a suffi que les mêmes envoient cette info aux médiaux nationaux, pour que tous la reprennent (de l’Indépendant à l’Obs en passant par l’Express, notamment ; le buzz quoi !), installant ainsi un climat de « terreur » médiatique artificiel sorti tout droit de la panoplie classique des « manipulateurs des masses ». Je lis, aussi, à l’instant même, sur un réseau social, et sous la plume grotesque d’un militant « occitan », ce genre de phrases : « Si on analyse la situation, en l’état de mes connaissances, les catalans ne supportent plus, à juste titre, l’autoritarisme, le sectarisme, la fermeture, le mépris, la violence, l’occupation du gouvernement de droite franquiste de Rajoy… Le parallèle entre Carles Puigdemont, actuel président de la Generalitat de Catalogne et Lluís Companys, le président de cette même Generalitat en 36 et exécuté sous Franco doit rester dans les mémoires. » Et tous ceux qui s’offusquent de ces comparaisons délirantes d’un « résistant d’opérette », de se faire aligner, dos au mur de la honte, pour se prendre des rafales d’insultes : « collabos », « fachos »… Qu’on ne s’y trompe pas, cette folie là, est symptomatique aussi de ce qui se passe de l’autre côté de la frontière, avec des indépendantistes mus par leur seule passion de consommer le meurtre symbolique de leur hispanité assimilée à l’arriération et au franquisme. L’objectif de la bourgeoisie catalane séparatiste et des gauchistes sécessionnistes, à présent, dans cette séquence historique, est clair : enfermer l’État espagnol et son peuple, comme ses soutiens internationaux ( Merkel, Macron…) dans ce mauvais remake de la guerre de 36… Ce qui est oublier que l’histoire ne se répète pas , ou alors comme une farce… Nous y sommes, dans tous les sens du terme ! Il convient d’y résister…

Commentaires (10)

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    Alphonse MARTINEZ

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    Quand les Auvergnats auront leur indépendance on pourra « peut-être » donner crédit à ces comiques.

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    Joan Francés Blanc

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    Quelle tristesse. Serviteur de l’état central, formaté au centralisme, vous ne pouvez pas comprendre ce qui se passe en Espagne, car cela dépasse le cadre de la Catalogne. Un parti mafieux (plus de 800 élus impliqués dans des affaires de corruption), menteur (voir Aznar sur les attentats de Madrid), et criminel (le poulain de Rajoy, président de Galice, qui a licencié des pompiers juste avant les incendies qui ont tué) qui « laisse passer », en 2006, une réforme d’un statut d’autonomie (voté par le parlement de Catalogne, voté par le parlement espagnol, approuvé par référendum) avant d’en faire annuler une grande partie; qui fait annuler, par un Tribunal Constitutionnel qu’il a en grande partie nommé (10 des 12 juges sont proches du PP) toutes les lois votées par le parlement de Catalogne, par exemple l’interdiction de la corrida, ou la loi contre la précarité énergétique), bref qui fait devenir indépendantistes des partis qui ont jusque là été régionalistes, voire leurs alliés au parlement espagnol. Qui en sous-main encourage des néofascistes (issus de Libertas, ou de la Phalange) à créer un parti-clone plus propre et plus médiatique, Ciudadanos, dont le fond de commerce est constitué de haine et de désinformation. Et qui obtient une majorité de parlementaires catalans pour l’indépendance. Un parti mafieux qui prend le contrôle des médias (via la « publicité institutionnelle », fait dénoncé récemment par Podemos au Congrès des députés) et du PSOE, lui aussi mouillé dans les affaires de corruption et de népotisme, notamment en Andalousie et en Catalogne. Qui menace aujourd’hui non seulement la Catalogne, mais aussi d’autres communautés autonomes (les deux du Pays Basque, et Castille et la Manche). Ce qui est en jeu en Catalogne, et même dans toute l’Espagne ce n’est pas seulement l’indépendance, c’est la démocratie. Mais bon, en France, pays centraliste aux « collectivités territoriales avec assemblées délibératives », on ne peut pas comprendre. En tant qu’Occitan (né à Agen, en Occitanie) et occitaniste, je ne peux que déplorer aussi cette vision de l’occitanisme, qui semble droit sortie des brûlots de l’ultradroite des années 1970.

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      Michel Santo

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      À propos de parti mafieux, et sans appétence particulière pour celui de monsieur Rajoy, loin de là, je vous renvoie à celui de la famille de Jordi Pujol, indépendantiste historique, pour équilibrer les comptes si je puis dire. Un Jordi Pujol et ses collaborateurs que j’ai bien connu quand je pilotais le groupe de travail de l’Eurorégion d’alors sur la Recherche et L’Enseignement Supérieur… De ce point de vue les amis du président actuel de la Généralitad n’ont de leçon à donner à personne. D’autre part, je n’ai rien contre l’affirmation de cultures et langues régionales, bien au contraire. Mais effectivement, ce jeu trouble et fantasmatique de certains militants de l’occitanisme politique m’inbsupporte au plus au point. Comparer Rajoy à Franco, et le respect du droit d’une monarchie constitutionnelle à une dictature est ridicule, pour ne pas dire grotesque. À pousser certains, la France ne serait pas loin d’y ressembler aussi. Quant à votre référence à l’ultra droite française des années 1970. Franchement ! C’est comme si je vous renvoyez au Parti National Occitan et à Maurras, pour délégitimer les calendretas…

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    dedieu

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    Gardez vos nerfs… et vos assertions trop catégoriques pour ne pas être nuancées. L’histoire ne se répète pas sauf qu’il s’agit toujours des rapports dominants-dominés… Votre coup de sang traduit bien la manière violente qu’a le jacobinisme de s’imposer, ce qui se comprend, de la part d’un nomenklaturiste du système.

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      Michel Santo

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      Si hombre et todo recto !

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    Lafontan

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    Adiussiatz,
    Bien sur qu’il ne s’agit pas d’un remake de 1936, mais il y a bien une atteinte grave à la démocratie par un pouvoir politique espagnol qui a gardé de vieux reflexes franquistes. Le monde entier a pu voir la violence policière pour essayer d’empêcher le déroulement d’un vote d’autodétermination (décidé légalement par le parlement catalan) qui relève du droit international inscrit d’ailleurs dans la constitution espagnole ! Aujourd’hui ce pouvoir espagnol prétend vouloir suspendre le gouvernement catalan, ce sera sa dernière erreur car il n’en aura pas les moyens (à moins d’envoyer ses tanks, ce que l’Europe refuserait quand même !) Enfin la question de la légalité beaucoup détournée ne peut être dissociée de la légitimité, l’apartheid comme le colonialisme était légal.

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      Michel Santo

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      Mais d’où tenez-vous ces assertions prétendument juridique sur la légalité de ce référendum ? Mais inutile d’essayer de vous convaincre sur ce plan puisque votre dernière phrase et ses comparaisons avec l’apartheid et le colonialisme à elles seules justifie cette « ligne » indépendantiste, n’est-ce pas 8

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        Lafontan

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        Le droit à l’autodétermination est un droit international fondamental. Ensuite bien sur que je revendique l’indépendance des peuples qui le souhaitent, visca Catalunya !

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          Michel Santo

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          Libération de ce jour : « Un tel pouvoir reconnu à l’Etat central n’est-il pas en contradiction avec le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, proclamé par la charte des Nations unies ? Car s’il n’est pas supérieur à l’ordre juridique interne, autant le passer par pertes et profits… «Il est exact que la Constitution espagnole ne peut pas être le seul référent dans cette affaire», reconnaît Claude Blumann. Le problème est que ce principe a été interprété très largement après la Seconde Guerre mondiale et lors de la décolonisation, ce qui n’est plus le cas. Surtout, il implique de savoir s’il existe un «peuple catalan» et s’il peut revendiquer son indépendance. Enfin, il n’existe aucune instance internationale compétente pour en juger. Il appartient donc à chaque Etat d’en décider en reconnaissant ou non le nouveau pays, et cette déclaration n’engage que lui. Autrement dit, une Catalogne indépendante devra compter sur la bonne volonté des Etats. Or, dans l’Union, elle n’a aucun allié… » …
           » Lors du sommet européen de la semaine dernière, les Vingt-Huit, en soutenant sans ambiguïté Madrid, ont envoyé un message clair à Barcelone. Toute sécession de l’Espagne sera considérée comme une sécession de l’UE. «La clé n’est pas dans le droit européen, mais dans le droit international», reconnaît-on à la Commission. Si ce droit n’est pas contraignant, il est carré : si une région proclame son indépendance, avec ou sans accord de l’Etat central, elle sort automatiquement de tous les traités signés par le pays auquel elle appartenait. Les institutions et capitales européennes ont d’ailleurs déjà fait savoir qu’elles appliqueraient cette règle. Et que la Catalogne sortirait donc de l’UE et de l’euro si elle devenait indépendante. »

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            Lafontan

            |

            Excellent, ce journal parisien se demande  » s’il existe un «peuple catalan» et s’il peut revendiquer son indépendance… » ah ah ah !!! J’arrêterai là toute polémique sur l’histoire de la nation catalane avec ses républiques et pouvoirs plus anciens qui pourrait tourner au révisionnisme. Les personnes intéressées trouveront tout cela sur internet sans difficultés. L’indépendance de la Catalogne n’est plus qu’une question de temps…

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