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par Michel SANTO

Chronique de Narbonne. Au Château, des économies de bouts de chandelle ont enténébré les débats…

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Ainsi donc, afin de limiter les frais occasionnés par le renouvellement des livrets de famille, une participation forfaitaire de 10 euros sera désormais demandée aux familles par les “services municipaux”. La raison invoquée serait qu’en cas de “perte, vol, destruction ou séparation, pour permettre la confection d’un second livret de famille, les services de l’Etat civil doivent adresser ce nouveau livret à chaque commune où une naissance ou un mariage est intervenu…”. Bien, un argument massue! Mais fort léger, cependant. Le budget annuel consacré à leur achat ne pèse en effet que 3000 euros pour 2000 livrets. 3000 euros! Un poste budgétaire de la plus grande importance qui devrait sauter aux yeux de tous, n’est-ce pas? Rendez-vous compte, 1,5 euro par livret à la charge de la commune… Insupportable, scandaleux!  Et plan, 10 euros!, s’il vous vient l’idée saugrenue d’en demander le simple renouvellement. Une “marge” de 8,5 euros… Bigre! Franchement, tant d’énergie administrative et politique pour obtenir si peu de gains financiers… Mais, mais! finalement, “la raison délibérative” et la démocratie participative ont fini par triompher. En effet, au terme de fructueux échanges où l’audace intellectuelle des différents intervenants s’est hissée à la hauteur de la tour Aycelin, cette participation forfaitaire de 10 euros ne sera plus exigée qu’au deuxième ou au troisième renouvellement. Enfin, je crois! bien que, pour tout dire, les débats furent si confus, que je n’en sais fichtrement plus rien! Bref, au Château, où le conseil municipal ce soir là se réunissait, des économies de bouts de chandelle ont enténébré les débats. Du Kafka, celui du Château!… Dans une version à la Marx Brothers.

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Commentaires (1)

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    Alphonse MARTINEZ

    |

    Excellent commentaire Michel . Moins magnanime ,J’ajouterais qu’en fait de bouts de chandelles il se démontre, si besoin était, que cette Municipalité est d’une rare médiocrité sur le plan économique . La question qui se pose Michel , combien de temps toute cette équipe a passé pour accoucher d’une pareille absurdité ;parce que leur temps n’est pas gratuit et c’est nous qui payons . Nous subissons en quelque sorte une double peine ,la rémunération d’un temps d’élucubrations et le cout des mesures qu’ils ont concoctées . Notre ville est en de bonnes mains ,quand vont -ils cesser d’égrener leur chapelet de c ……..?

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