Contre-Regards

par Michel SANTO

Le train d’enfer d’un sénateur !

 

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« Le travail dans l’ombre, c’est une des marques d’un sénateur qui refuse le “train” qui lui est promis par l’image trop souvent répandue… ». Pas claire, la phrase ! Elle est dans l’Indépendant de ce jour, en tête d’un article « moitiédepage », où nous est présenté, un Roland Courteau, notre sénateur socialiste, vivant, en passager clandestin de la République, un véritable train… d’enfer ! Du train , je ne discuterai pas, mais pour l’ombre dans laquelle il baignerait, si j’en juge par le nombre de communiqués ou d’articles parus dans ce quotidien, quasiment chaque semaine , le moins que l’on puisse dire est que la lumière de ses pages, loin de lui faire défaut l’inonde abondamment. Au point d’éclipser parfois le train quotidien des affaires municipales de son ami le maire de Narbonne, Jacques Bascou. Tiens ! la semaine dernière encore, il faisait une conférence  sur les violences faites aux femmes dans un collège de notre cité, en présence de la journaliste de service, qui l’a amplement rapportée, sans que personne parmi les ligues laïques du landerneau ne s’interroge sur la compatibilité de cette intrusion d’un politique, certes sympathique et courtois, dans l’enceinte d’un établissement scolaire sensé faire respecter les principes d’une « Charte de la laïcité » récemment établie par le ministre de l’éducation Vincent Peillon. Rien ne nous est épargné en effet des humeurs, tâches et missions de Roland Courteau, au point même qu’il nous donne parfois l’impression de partager le petit déjeuner familial autour duquel sont commentées les agitations politiques et sociales de ma petite cité. C’est ainsi que, grâce au soins attentifs de la rédaction de l’Indépendant, nous savons tout de la pugnacité de ses interventions sur la question du réchauffement climatique et la constance de ses alertes sur la menace de tsunamis, notamment sur le littoral audois ?!!! Et que sais je encore, qui pourrait être, par exemple, la prolifération mortifère des Silures dans les plates et paisibles eaux de la Narbonnaise ou la disparition programmée du grillon étoilé des corbières maritîmes. Peut-être le sujet de la semaine prochaine dans ce qui semble être devenu « le minimum de surface journalistique  hebdomadaire » à lui  garanti par l’Indépendant. Cela dit, qu’on ne se trompe pas ! Monsieur Courteau fait son travail  plus que correctement, et j’ai pour lui le plus grand respect. C’est ici d’une attitude journalistique dont je me moque; une attitude qui , a trop vouloir flatter,  donne paradoxalement à son bénéficiaire une image qui ne lui correspond pas…

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Commentaires (4)

  • christiane monnier

    |

    monsieur

    je suis tres surprise de votre article ,s’agit-il de tolerance envers une personne qui travaille 18 heures par jour

    est-ce qu’un parlementaire qui a l’honnetete de vous presenter ces travaux est critiquable  lesquels passent souvent pour parader dans les inaugurations et aperitifs

    vous vous etes interroge pourquoi cet acharnement au travail ,faite un retour sur les drames familiaux qu’il a vecu et vous aurez la reponse

    la tolerance,grand mot evoque mais dans la vie au quotidien souvent non applique

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    n’est ce pas normal qu’un parlementaire fasse un rapport 

     

    Reply

  • Michel Santo

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    Madame ! Ou c’est moi qui , par excès d’ironie, jamais méchante cependant, me suis mal exprimé, ou vous m’avez au contraire, trop rapidement lu, mais ce billet ne vise pas  Roland Courteau
    et son travail de parlementaire , mais un certain journalisme , qui en en faisant trop dans la complaisance , finit par par donner une image déformée de celui qu’elle prétend présenter dans son
    travail d’élu , en l’espèce Roland Courteau. Ma phrase terminale est pourtant parfaitement claire ( auriez vous lu par hasard une version différente ? ) Je la reproduit ici encore :
     » Cela dit, qu’on ne se trompe pas ! Monsieur Courteau fait son travail
     plus que correctement, et j’ai pour lui le plus grand respect. C’est ici d’une attitude journalistique dont je me moque; une attitude qui , a trop vouloir flatter,  donne
    paradoxalement à son bénéficiaire une image qui ne lui correspond pas…  » J’aurais pu rajouter aussi :  » il mérite mieux que ça ! « . Mais votre commentaire me permet de le préciser, aussi vous
    suis je reconnaissante de m’avoir adressé votre réaction. Vraiment ! NB: Je connais Roland Courteau depuis fort longtemps et connais ce à quoi vous faites allusion… 

    Reply

  • pibouleau

    |

    Magistral tour de passe passe de saint Miguel

    apres avoir dument ironisé sur Courteau et son omni présence dans les colonnes d’un journal il chute sur une onctuuse gracieuseté et assassinne l’Indep (JO de la Ville de Narbonne) qui au
    demeurant l’a bien mérité

    Ah ces Jèses ils m ont toujours fasciné 

    Reply

  • pîbouleau

    |

    le maire de Narbonne c’est bien Roland Courteau si je ne m’abuse ?

    l ‘autre est un usurpateur

    Reply

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