Depuis une semaine déjà, plus de voix ou presque. Un filet cependant ce matin. Et l’envie de sortir quoiqu’il m’en coûte. Deux mots au marchand de journaux. Les affaires ! Elles vont mal, évidemment ! Dans la rue de l’Ancien Courrier, quatre ou cinq adolescentes. Adossées au mur d’une boutique (que faisaient-elles là, à cette heure ?) et en grande conversation (conversation n’est pas le mot, mais enfin !)- » Ouais, ouais ! Pour avoir des thunes faut être avec un vieux « – Mes cheveux blancs se reflètent dans la vitrine – » Ouais, ouais ! Avec un vieux et entourée de vieux » – Un ange noir passe. Arrivée chez la boulangère. Jeune, ronde et souriante. Deux, trois mots plein d’aménité et m’installe au retour au « Soleil ( lui aussi ) Noir ». Une noisette ! Dans la salle, deux hommes face à face. L’un écoute l’autre très excité – » Elle m’a plaqué, cette… pas de pognon et… héritage… pas de projet de vie… je connais pas mon demi frère… … » –. J’ouvre mon journal et j’apprends que les français sont plus pessimistes que les afghans et les irakiens ! Il est midi, je rentre. La patinoire qui couvrait la place de l’hôtel de ville est à moitié désossée et les terrasses vides… Pas de nuages aujourd’hui. Il doit faire beau à la plage…
