Contre-Regards

par Michel SANTO

Les préfets sonnent le tocsin!

Unknown.jpeg

 

Le secrétariat général du Ministère de l’Intérieur, dans sa note de synthèse  sur le climat économique et social, datée du 25 octobre dernier, fait observer que  ” Les préfets appellent l’attention sur la difficulté qu’ont les élus et les corps intermédiaires à produire du sens et donner confiance (…) “. Ce climat de pessimisme et de défiance alimente le discours des extrêmes sur l’impuissance des pouvoirs publics.» Produire du sens et donner confiance ! Voilà qui donne tout son sens en effet à la situation dans laquelle nous nous trouvons. Alors deux questions seulement. La première ! Qui peut croire qu’en orientant le débat politico-médiatique vers l’imaginaire danger raciste et fasciste, l’exécutif et sa majorité aurait enfin trouvé ce qui ” donnerait sens ” à leur politique ? Et la seconde ! Crois-t-on vraiment qu’en  “stigmatisant”, comme Pierre Mathis dans son édito de l’Indépendant de ce jour “ une certaine France à la fois frustrée, inquiète et poussiéreuse » dans laquelle le fait d’être un « homme, blanc et hétéro ne protège de plus rien “, va redonner de la confiance au pays ? Déjà ” l’affaire Léonarda ” avait renforcé l’idée que le pouvoir et les médias se concentraient sur une question à des ”  années lumières ” de leurs préoccupations; et je crains fort que cette nouvelle séquence ne fasse qu’exacerber ce sentiment d’abandon tout en consolidant les extrémismes de tout bord. À lire et entendre journaux et radios ce matin, en effet, plus qu’une absence de sens, c’est le désarroi qui me semble désormais remplir seul les esprits de ceux qui nous gouvernent et font l’opinion. De quoi faire tomber les digues ! On ne manipule pas les symboles dans une telle situation sans courir le risque qu’ils vous reviennent en ” sens ” contraire… On y est !

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Laisser un commentaire

Articles récents

Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

      C’était avant-hier soir dans la rue du Pont des Marchands. J’aurais pu ne pas les voir, mais les manifestations de joie d’une petite famille devant un homme assis à mêm[Lire la suite]
Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

        Je lis ceci sur la page Facebook d'une professionnelle du Tourisme : "Idée de sortie pour ce WE : visite du concept innovant de " Lodge Boat" au port de Gruis[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise roulante…

Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise

      Dans ma petite ville, nous avons un marché de Noël, comme partout ailleurs dans ce pays. Avec les mêmes baraques blanchâtres, les mêmes têtes du Père Noël, les mêmes marchandis[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

        Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville où je m’étais installé pour y boire une tasse de café noir. Je l’observais, élégante et rêveuse, caress[Lire la suite]
Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

    Depuis des mois, je ne lis plus que des correspondances, carnets, journaux d’auteurs : Flaubert, Gide, Malaparte, Renard, les Goncourt … (dernier achat chez mon bouquiniste : Les car[Lire la suite]
"Franchement, Michel ! à quoi bon tout ça !", me disait aussi une petite voix…

"Franchement, Michel ! à quoi bon tout ça !", me disait aussi une petite voix…

    Recommandant la lecture quotidienne d’une ou deux « pensées » de La Rochefoucauld ou de La Bruyère pour exercer sa lucidité et ne point être dupe de certaines postures social[Lire la suite]
  
2006-2019 © Contre-Regards
Conçu par OnEric Studio