Contre-Regards

par Michel SANTO

La prospérité du vice, de Daniel Cohen.

 

Conclusion de l’excellent résumé-critique d’Alain Sueur ( merci à Alain Argoul! ) de l’excellent livre de Daniel Cohen « La prospérité du vice-une introduction inquiète à l’économie ». Pour ceux qui n’ont pas le temps de lire ce genre d’ouvrage, qui ne connaissent pas son auteur et qui, peut-être, seront inciter à s’y intéresser d’un peu plus près… 

Extrait :

« Après une excellente critique du keynésianisme béat (p.244-46), Daniel Cohen voit le déclin de l’Europe par rapport aux Etats-Unis et au monde qui émerge dans quatre éléments : enseignement et recherche éclatés, dédain de la puissance militaire moteur de l’innovation, sentiment tragique de l’histoire qui incite à s’en retirer alors que les autres gardent l’optimisme des Lumières, incompréhension de l’économie du star-system qui permet seule une rentabilité sur les produits de l’immatériel.

La question du futur va être de passer d’un monde infini à celle d’un univers clos : l’inverse de l’expérience européenne du XVIIIe siècle. « Cet effort n’est ni impossible ni même improbable, mais plus simplement : il n’est pas certain » (p.280). A civilisation mondiale unique, danger d’erreur maximal !

Le lecteur parcourra l’histoire économique de haut, avec des résumés clairs des apports des chercheurs, auxquels il manque surtout Fernand Braudel. Les risques de l’économie sont clairement politiques : le nationalisme, les inégalités, les revendications sociales d’envie, le dédain de la planète, les incapacités à réguler la finance. C’est ce qu’il fallait démontrer et Daniel Cohen l’a fait brillamment. »

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Laisser un commentaire

Articles récents

Narbonne ! Municipales2020 : Samedi, rue Droite,  je me trouvais face au collectif Narbonne XXI…

Narbonne ! Municipales2020 : Samedi, rue Droite, je me trouvais face au collectif Narbonne XXI…

      C’était Samedi. Après une petite station devant l’admirable vitrine de Brice Sarda, je reprenais ma «course» quotidienne et remontais vivement vers la place du Forum. U[Lire la suite]
Un coup de coeur et quatre coups de gueule…

Un coup de coeur et quatre coups de gueule…

        19 Octobre. 17h 15, je prends la rue Droite — qui ne l'est pas — au départ de la place de l'Hôtel de Ville  pour attaquer mon grand tour urbain quotidien[Lire la suite]
Municipales2020 ! À Gruissan — et ailleurs ? — Codorniou se jette à l'eau !

Municipales2020 ! À Gruissan — et ailleurs ? — Codorniou se jette à l'eau !

      Codorniou rompt enfin un lourd silence qui mettait les électeurs de Gruissan, ses concurrents éventuels et les commentateurs du mundillo politique narbonnais dans un état proc[Lire la suite]
Narbonne ! Municipales2020 : Monsieur Daraud veut épurer notre petite cité !

Narbonne ! Municipales2020 : Monsieur Daraud veut épurer notre petite cité !

  Monsieur Daraud veut épurer notre petite ville. Les SDF la salissent, leurs chiens chient et puent. « Il faut les enjamber pour entrer dans les commerces du centre-ville. » Ce sont des « ind[Lire la suite]
L’ai-je déjà dit ? J’apprends à voir. Oui, je commence.

L’ai-je déjà dit ? J’apprends à voir. Oui, je commence.

          « L’ai-je déjà dit ? J’apprends à voir. Oui, je commence. Cela va encore mal. Mais je veux employer mon temps. Je songe par exemple que jamais encore je[Lire la suite]
À quoi bon inventer des histoires, les mots n’y suffiront jamais.

À quoi bon inventer des histoires, les mots n’y suffiront jamais.

  2. J’allais donc sur une plage de sable fin dont je tairai ici le nom, pour encore tenter de vivre, dans ce moment d’écriture, l’illusoire après midi d’un monde rythmé par des images et de[Lire la suite]
  
2006-2019 © Contre-Regards
Conçu par OnEric Studio