Le cri de la chouette.

 

 

Ces lignes ont été écrites par un ancien secrétaire général de l’Elysée (qui ? un petit effort, voyons !) et publiées dans l’édition de poche d’un texte paru en 2003 (pages 131 et 132) :

 

« Des médias sont tentés de distiller l’information pour la faire bondir ou rebondir, pour nourrir toujours plus le spectacle, plus fort et plus grand…D’autant que l’urgence est l’une des clés de la perversion du système. Il s’agit de faire vite avant les autres… On assène, on s’étonne, on se scandalise, la presse participe aux jeux d’un pouvoir qui lui manifeste sa méfiance ou sa sympathie, quand ce n’est pas de la complaisance… Tout se trouve grossi, déformé et en même temps simplifié, personnalisé car il faut en permanence plaire et frapper les esprits… Il (le journaliste) éprouve le sentiment prométhéen de tout savoir, de tout comprendre et de pouvoir tout juger avant tout le monde… Pour la petite et la grande actualité, les médias n’hésitent pas à s’engager sur la voie de l’amalgame, des accusations et des offenses… »

 

Et un peu plus loin, page 136 :

 

« Les complicités au gré de calculs et des ambitions se nouent, saintes alliances ou troubles allégeances, officielles ou clandestines, du politique au journaliste, du juge au policier, en passant par l’homme d’affaires, par petits clans ou en réseaux. Peu à peu ces complicités dégénèrent de simples manipulations en complots ; elles entretiennent une culture de la délation où la fin justifie les moyens. »

 

Une paire de réflexions pour cet été pour n’être pas trop dupes de ce qui se joue sur notre scène médiatico-politique.



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