Contre-Regards

par Michel SANTO

Le Monde et son sens de la solidarité nationale.

images
Edito du Monde daté du 5.07.2008: “Si le concept de solidarité nationale a un sens, celle-ci doit s’exercer envers les régions de l’Est, hier victimes des restructurations industrielles et menacées, maintenant, par la révision de la carte militaire. Mais la solidarité est nécessaire aussi pour les villes qui ont perdu des tribunaux, quelquefois des administrations, et qui peuvent être concernées par les fermetures d’hôpitaux.” Pourquoi donc s’arrêter en si bon chemin et ne pas demander de la sempiternelle et inépuisable ( à croire que l’on nage dans l’abondance financière ) solidarité nationale aussi pour la fermeture des commerces de centres-villes et des bistrots de village. Plutôt que d’écouter les élus locaux, comme le titre notre éditorialiste de service, ce dernier ferait mieux d’enquêter sérieusement sur leurs pratiques financières bien peu vertueuses et , à coup sur, insoucieuses d’une bonne et saine  l’argent public ( le notre et celui de nos enfants) . Car, pendant ce temps perdu à écouter nos édiles locaux et faire des phrases avec les copies-collées de leurs “bulletins d’infos”, leurs Conseils généraux ouvrent des “maisons” départementales aux quatre coins des départements et leurs Régions des ” ambassades ” sur tous les continents, quand ce n’est pas dans les préfectures et les sous préfectures. Et les intercommunalités ne sont pas en reste. Suivies par les Pays, les Parcs naturels, les syndicats intercommunaux , tout ce beau monde essaime généreusement et dans la plus grande opacité institutionnelle,  ” antennes ” , ” guichets d’accueils”, ” organismes relais” et autres ” structures d’accompagnements”. En regard de ces réalités, la conclusion de cet édito : ” M. Sarkozy semble vouloir faire peser sur les élus locaux – dont il n’échappe à personne que beaucoup sont de gauche – la charge de sa politique de rigueur. ” en résume l’esprit: nul ! Nul parce que mal informé et partisan. Les journalistes et les salariés de ce journal ont du souci à se faire…Échapperont-ils à une humiliante demande de ” solidarité nationale ” ? C’est tout le mal qu’on leur souhaite. Pour eux et pour nous… PS: Sur ce sujet, et pour se faire une idée plus équilibrée voir ” Capital “, le numéro de juillet.

Mots-clefs : ,

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Laisser un commentaire

Articles récents

Le régime de retraite de la SNCF et de la RATP pour tous ?!

Le régime de retraite de la SNCF et de la RATP pour tous ?!

      Dans la plupart des pays européens confrontés aux mêmes problèmes : diminution des actifs et augmentation de la population âgé, la réforme des « retraites » s’est faite sans que[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

      C’était avant-hier soir dans la rue du Pont des Marchands. J’aurais pu ne pas les voir, mais les manifestations de joie d’une petite famille devant un homme assis à mêm[Lire la suite]
Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

        Je lis ceci sur la page Facebook d'une professionnelle du Tourisme : "Idée de sortie pour ce WE : visite du concept innovant de " Lodge Boat" au port de Gruis[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise roulante…

Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise

      Dans ma petite ville, nous avons un marché de Noël, comme partout ailleurs dans ce pays. Avec les mêmes baraques blanchâtres, les mêmes têtes du Père Noël, les mêmes marchandis[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

        Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville où je m’étais installé pour y boire une tasse de café noir. Je l’observais, élégante et rêveuse, caress[Lire la suite]
Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

    Depuis des mois, je ne lis plus que des correspondances, carnets, journaux d’auteurs : Flaubert, Gide, Malaparte, Renard, les Goncourt … (dernier achat chez mon bouquiniste : Les car[Lire la suite]
  
2006-2019 © Contre-Regards
Conçu par OnEric Studio