Collomb redécouvre l’Amérique !

 

 

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La meilleure critique d’ Hollande ne vient pas de la droite, mais de la gauche. De Lyon plus précisément. Signée Gérard Collomb, dans   » le Point  » de cette semaine. Que dit-il ?   » Il faut des choix clairs, qui ne soient pas contredits sans cesse « . Et, pour commencer,  » il convient de rétablir la santé financière du pays en continuant à réduire les déficits  » puis s’attaquer ensuite à la décentralisation en enlevant  » quelques couches au mille-feuille des collectivités locales et procéder à de grandes réformes de structure.  » Pour les retraites ?  » On ne doit pas l’adapter ( le système ) à la marge . Il faut le réformer en profondeur et regarder l’ensemble des systèmes, privés et publics, régimes spéciaux compris  » avec une préférence pour  » le système à la suédoise, par points, plus performant, car il permet chaque fois que l’espérance de vie progresse d’allonger la durée de cotisation, sans avoir l’effet brutal de nos réformes.  » De manière plus générale   » on ne peut rester avec ce système et cette société bloqués. François Hollande n’a pas le choix . La France est en train de perdre pied, ça ne date pas d’aujourd’hui, mais des dix dernières années. S’il veut ( Hollande ) éviter que la France ne se laisse définitivement distancer, il doit rebâtir la maison  »  Et pourquoi donc la maison s’effondrerait-elle ?   » Parce que le niveau de la dépense publique atteint des sommets insoutenables, avec 57 % du PIB, contre un peu moins de 52 % en Suède et seulement 46 % en Allemagne  « ; et parce que les entreprises sont sous pression précise-t-il  »  En France, elles assurent près du tiers de nos ressources fiscales et sociales, contre 25 % en Allemagne. Le coût du travail est donc très élevé, et pénalise tout le monde. Pour payer un salarié 31 000 euros net, une entreprise française paiera chaque année 58 000 euros, contre 48 000 euros en Allemagne. » Conséquemment  » les salaires sont sous tension, la rentabilité des entreprises se réduit, elles n’ont plus les moyens de financer leur développement, elles perdent des parts de marché. » Une perte de compétitivité et d’innovation qu’il illustre par deux chiffres  » on a acheté en 2012 3 500 robots pour nos usines ; les Allemands, 19 000 !   »  C’est net et précis . Qui dit mieux ? Ça me rappelle une certaine  » gauche américaine  » autrefois vilipendée par Tonton François et ses amis, Fabius en tête ? C’est Rocard, qui doit apprécié…

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