Contre-Regards

par Michel SANTO

Le Théâtre+Cinéma du Grand Narbonne et la Tempora du même : une mutualisation impossible ?

 

     

Samedi dernier, nous recevions, Jean-Claude et moi, à Radio Barques, madame  Marion Fouilland-Bousquet, la directrice du Théâtre+Cinéma Scène Nationale, du Grand Narbonne. L’occasion de faire le point sur la situation financière et l’état physique de cet équipement, comme sur la programmation de la saison en cours. L’information à retenir de cet entretien est un retour à l’équilibre comptable et la signature de la convention avec l’État et les autres partenaires du Théâtre : Grand Narbonne, Région et Département, principalement. Bien ! Ma chronique audio et l’intervention de madame Fouilland-Bousquet peuvent être réécoutées ici. Mais, si je reviens rapidement sur cette émission, c’est aussi et surtout pour émettre une remarque subsidiaire que nous n’avons pas évoquée à cette occasion. L’annonce publique, aujourd’hui, du programme de la “Tempora d’automne” du Grand Narbonne, m’en donne l’occasion.  Une Tempora  qui n’a cependant rien d’hispanique, notamment, programmatiquement parlant, et que les responsables du Grand Narbonne présentent comme un festival culturel itinérant entièrement gratuit. Ma remarque est donc la suivante : pourquoi ne pas confier à l’équipe du Théâtre la responsabilité de la programmation  de ce festival ? Est-il concevable, en effet, que ces deux évènements se recouvrant : la saison théâtrale et ce festival, leur gestion soient confiées à deux instances différentes du même Grand Narbonne ? Leur mutualisation – action souvent invoquée, mais rarement appliquée – permettrait de  réaliser, de fait,  des gains de toute nature. De plus, les élus des villes, hors Narbonne, qui, sans cesse se plaignent de “l’éloignement” du Théâtre et de ses équipes de leur cité,  verraient ainsi leurs “liens” se resserrer, pour le plus grand bénéfice de tous. Enfin, j’observe que cette mutualisation permettrait de régler un petit problème de “frontière” : l’Agglo a dans l’exercice de ses compétences la gestion des grands équipements culturels, mais pas l’animation culturelle ;  par contre, rien ne s’oppose à ce que le théâtre Scène Nationale déploie une programmation sur plusieurs sites du Grand Narbonne. Cela rapidement exposé, qui mériterait sans doute de plus longs développements – sauf à me démontrer, je prends le risque, le caractère farfelu (ce que je n’écarte pas !) de ces quelques remarques…

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