Contre-Regards

par Michel SANTO

Les deux faces de Montebourg.

Il y a des jours, comme ça, où on croit rêver. Où on se dit qu’il n’est plus possible de prendre au sérieux les paroles, les indignations et les leçons de vertus de certains hommes politiques. Sauf à considérer que dans ce « champ » tout est permis. Que la conquête et la préservation du pouvoir justifient tous les moyens. Que l’éthique, l’honnêteté intellectuelle et morale sont affaires de « gogos » de mon espèce. Dans cette catégorie de parvenus de la politique, il en est un qui m’insupporte particulièrement. Un jeune loup, comme le présente le Midi Libre de ce jour, qui n’hésite pas à déclarer: « On en a tous plein le dos de l’immobilisme. » en réponse à Martine Aubry qui écrivait hier dans une tribune du Monde : « Réinventer la démocratie, c’est changer profondément les pratiques et les règles politiques au sein de notre parti, notamment sur le non-cumul des mandats et sur l’organisation de primaires ouvertes pour la désignation de notre candidat. ». Faut quand même oser de la part d’un Arnaud Montebourg, cet autoproclamé « rénovateur » et pourfendeur du cumul des mandats qui, au lendemain des dernières élections, a cumulé tout ce qui se présentait devant son féroce appétit. Avec cet argument d’un cynisme consternant : « Je suis croyant mais pas pratiquant ». Religion que pratique sans troubles apparents de conscience nombre de ses amis, notamment en Languedoc-Roussillon, à la manœuvre pour, contre le désir de Martine Aubry, replacer dans son  fauteuil « le meilleur d’entre eux » : Georges Frêche…Un modèle du genre en effet !

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Laisser un commentaire

Articles récents

Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise roulante…

Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise

      Dans ma petite ville, nous avons un marché de Noël aussi. Avec les mêmes baraques blanchâtres, les mêmes têtes du Père Noël, les mêmes marchandises, le même fond "musical[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

        Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville où je m’étais installé pour y boire une tasse de café noir. Je l’observais, élégante et rêveuse, caress[Lire la suite]
Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

    Depuis des mois, je ne lis plus que des correspondances, carnets, journaux d’auteurs : Flaubert, Gide, Malaparte, Renard, les Goncourt … (dernier achat chez mon bouquiniste : Les car[Lire la suite]
"Franchement, Michel ! à quoi bon tout ça !", me disait aussi une petite voix…

"Franchement, Michel ! à quoi bon tout ça !", me disait aussi une petite voix…

    Recommandant la lecture quotidienne d’une ou deux « pensées » de La Rochefoucauld ou de La Bruyère pour exercer sa lucidité et ne point être dupe de certaines postures social[Lire la suite]
Qui pense encore à nos 13 soldats morts il y a quatre jours à peine ?

Qui pense encore à nos 13 soldats morts il y a quatre jours à peine ?

        Qui pense encore à nos 13 soldats morts il y a quatre jours à peine dans une opération de combat menée contre nos ennemis djihadistes ; qui pense encore à leu[Lire la suite]
Scènes de la vie narbonnaise à l'entrée du passage de l'Ancre et du cloître de la cathédrale Saint Just-Saint Pasteur

Scènes de la vie narbonnaise à l'entrée du passage de l'Ancre et du cloître de la cathédrale Saint J

        Lundi dernier, était-ce le matin ou l’après-midi, je ne sais plus. Pour quelles raisons me suis-je retrouvé devant l’entrée du passage de l’Ancre, je l’ignore. Et[Lire la suite]
  
2006-2019 © Contre-Regards
Conçu par OnEric Studio