Le 23 août 2012, dans une lettre adressée à « Mon cher oncle », j’écrivais ceci : « Intuitivement, j’ai le sentiment, mon oncle que cette façon d’être et de faire (celle d’ Hollande !) est en train de sérieusement énerver bon nombre de ses sujets : ceux là mêmes qu’excitait pourtant le comportement enlevé et baroque de son prédécesseur ( Sarkozy !) . Et je fais le pari que, dans peu de temps, la comparaison des tempéraments et des actions va bénéficier à ce dernier. La côte de Manolo Valsez (Manuel Valls !), qui vient de procéder à l’évacuation musclée d’un camp de nomades roumains en utilisant des méthodes mises au point par l’ex-ministre Gaiement me semble le justifier. » Nous voilà en 2013, et, 6 mois plus tard seulement, en gagnant cet aimable pari familial, je vais enfin pouvoir bénéficier de la totalité de cette balzacienne « Comédie humaine », que j’ai si longtemps espérée. En effet, je lis dans les gazettes de ce jour les résultats d’ unsondage montrant que le Chef de l’Etat était désormais devancé par Nicolas Sarkozy et que, dans un récent voyage bourguignon,notre Président appelait à présent l’attention sur les choix douloureuxqu’il allait aux français devoir annoncer. Comme le disait Vladimir : « les faits sont têtus ». Ce n’est plus un rêve que François, à ceux qui le crurent, promet de réenchanter, mais uncauchemar auquel il leur demande de se préparer. Loin de nous réjouir, cette entrée dans le réel nous inquiète. Nous inquiète parce que ce retour d’une vérité délibérément refoulée n’est pas sans conséquences traumatisantes sur un corps social qu’on a volontairement trompé. Reste, en responsabilité, à tous les acteurs, d’assumer une situation angoissante et potentiellement dangereuse pour le pays. Y sont-ils prêts? Le temps des épreuves est arrivé !
A écouter radios et télés, la recette, pour y être considéré, est pourtant simple à appliquer. Simple à appliquer, mais difficile à digérer. J’entends pour des esprits, à défaut d’estomacs, libres de tout préjugés. Et si j’étais écouté par ceux qui se font quotidiennement écharper sur nos ondes, voici ce que je leur recommanderais. Dans la soupe, qu’à nos journalistes vous servirez, servez leur pour commencer une grosse louche d’anti-sarkozisme fortement épicé à laquelle vous ajouterez trois grosses pincées d’indignation simulée sur le fascisme rampant qui nous menacerait. A cela, vous y adjoindrez un bouquet de doutes appuyés sur le nucléaire et une poignée d’approbation sans réserves sur le « mariage pour tous ». Pour corser le tout, vous l’allongerez d’une forte dose d’anti-riches à laquelle vous n’oublierez pas un zeste de compassion envers les « sans-papiers » que vous assortirez de vagues considérations sur le chômage, le racisme et les discriminations qui à eux seuls expliqueraient un pseudo sentiment d’insécurité. Deux, trois mesures d’anti Merkel fortement assénées ne seront pas non plus à dédaigner…Certes j’exagère ! mais ne puis cependant me déprendre de cette image où d’officiels journalistes attendent de leurs invités le service de leurs plats lyophilisés. Et dans le cas contraire de les dégorger sans manières…et sans pitié !
Bon dossier du Midi Libre sur l’état des forces politiques, à un an des municipales, à Carcassonne et Narbonne. Deux villes qui avaient été « prises » au PS par deux fortes personnalités : Hubert Mouly en 1971etRaymond Chesa en 1983 , et reconquises en 2008 par les socialistes et leurs alliés. Que dire d’autre ou autrement sur Narbonne ? Ceci peut-être. A droite, et en un, le déclin d’un « apolitisme » de centre droit illustré par la défaite de son représentant aux dernières municipales, le maire sortant Michel Moynier. Depuis, et de deux, la consolidation, si on peut dire, d’une profonde animosité entre son « canal historique », mené par Didier Mouly, et son « canal dérivé », Narbonne Oxygène, dirigé par Patrice Millet, l’ancien DGS de son père . Au milieu, et de trois, une UMP aux troupes éparpillées qui rame entre ces deux « canaux » pour tenter d’exister et d’affirmer enfin sa propre identité. Sans oublier, et de quatre, un Front National, et à coup sur un Jean Louis Soulié, qui, tous deux, n’ont d’autres objectifs que de nuire à leurs concurrents de droite pour les empêcher de gagner. Bref, un paysage à droite passablement embarbouillée. Désunie, sans leader et sans programme partagé comment imaginer que cette opposition puisse détrôner un Jacques Bascou « désidéologisé ». Et qui, de surcroît, pour contrer un hypothétique vote sanction national, s’affranchira de toute contrainte et alliance partisane du genre « union de la gauche ». Cela lui a déjà réussi une première fois ! Ajoutons, cerise sur le gâteau, que pour avoir bien conduit son calendrier, il inaugurera ses principaux chantiers (les Barques, notamment) la « veille » des municipales de 2014 ! Alors de deux choses l’une : ou la droite se rassemble sans rancune et sans barguigner derrière un leader incontesté avec un programme et une stratégie clairement énoncée, ou Jacques Bascou est réélu sans autre difficulté que celle d’un front de gauche marginalisé. A moins qu’un tsunami national gonflé par le rejet d’ Hollande et de sa majorité emporte ses amis jusque dans les cités par eux gouvernées… Mais à condition, là encore, d’offrir à un électorat déboussolé un recours crédible et organisé ; il ne s’embarquera pas en effet dans des esquifs conduits à la godille ! Reste un miracle.Après tout, on ne sait jamais !…Verra-t-on la droite narbonnaise sur les chemins de Saint Jacquess’en aller prier et lui demander d’inviter Bascou à gentiment lui offrir une victoire aujourd’hui si mal désirée ?…
Petit Nicolas ne fait plus rire. Mais plus rire du tout ! Muet depuis sa défaite, il vient de « l’ouvrir » et c’est un tintamarre à n’en plus finir. Ira-t-il, ira-t-il pas ? Il joue avec les nerfs d’une UMP sans programme, sans chef et à la rue, et ceux d’un gouvernement bridé par la crise, sans force et tout nue. Son pari est simple : la droite va continuer de se diviser et la gauche l’imiter, Hollande poursuivra sa politique de rigueur, pour ne pas dire d’austérité, il y est condamné, et les français seront emmenés à se radicaliser. Le FN va donc monter, et moi petit Nicolas, murmure-t-il à l’oreille des gazettes, serai en situation de « naturellement » m’imposer. Par devoir ! Et nous de nous interroger si c’est bien ainsi que dans ce pays les hommes vivent. Tout ça est bête à en pleurer ! Pas de quoi rire petit Nicolas, pas de quoi rire en effet…
Nous voilà pris sous la déferlante médiatique « des droits de la femme », à notre corps défendant, cela va sans dire qui nous voudra de sérieux désagréments. Une journée finement choisie par N.K.M pour estimer que Ségolène Royal en était réduite à attendre que « son ex la nomme quelque part ». Il fallait oser ! En renvoyant François, sa compagne et la mère de ses enfants dans l’univers bourgeois du théâtre de boulevard, c’est la tonitruante hypocrisie de ce « festif » 8 mars qu’elle fait exploser. Et n’en déplaise à Najat et à Hazan, c’est bien à elle que revient la palme d’or de la phrase la plus féministe de cette journée. A N.K.M donc toute ma reconnaissance pour avoir élégamment prononcé des mots que nul homme ne saurait jamais formuler sans recevoir de progressistes dames de violentes gracieusetés…
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