Contre-Regards

par Michel SANTO

Pauvre pensée d’Europe.

La situation de crise que vit l’Europe est dans l’esprit des Français pendant que les chefs d’Etat de l’Union sont réunis aujourd’hui pour s’accorder sur une réponse institutionnelle et financière commune à la méfiance accrue des marchés quant à la capacité de certains pays à honorer leurs dettes. C’est dans ce contexte que le seul parti de gouvernement capable de proposer une offre politique de substitution sort un projet préfigurant son programme pour la prochaine présidentielle. Que dit-il ? En voici une courte analyse de Grunberg dans Telos : « Ce texte nous dit deux choses contradictoires. D’une part, il appelle à relancer l’action de l’Union européenne (ce qui est juste et nécessaire) et à instaurer un gouvernement économique (ce qui est, au moins dans la direction, une idée importante). Mais d’autre part, tout en reconnaissant que les gouvernements européens et les pouvoirs européens sont de plus en plus orientés à droite, il propose des mesures, qu’il s’agisse de la BCE, de la politique industrielle, de la gestion des finances publiques, des politiques concernant les entreprises et la concurrence, que nos partenaires les plus puissants, tels l’Allemagne, rejetteront à l’évidence. Ce volontarisme européen, comme il se définit lui-même, est-il alors de quelque utilité ?

La politique européenne avance par compromis : comment nous situer face à l’Allemagne, quels compromis tenter d’obtenir d’elle ? Ces questions ne sont pas posées. S’agit-il vraiment dans ces conditions d’une politique de relance de la construction européenne ? Une fois encore, les socialistes entendent imposer à l’Europe leur propre modèle de l’Europe. Pourquoi cette énième tentative aurait-t-elle plus de succès que les précédentes ? »

On imagine la tête de DSK lisant ce texte. Qui l’amènerait, s’il était candidat et choisit lors de primaires, comme Ségolène en son temps sur d’autres sujets, à le mettre au placard…

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Laisser un commentaire

Articles récents

Il faut avoir lu beaucoup de livres pour savoir ceux qui en valent la peine…

Il faut avoir lu beaucoup de livres pour savoir ceux qui en valent la peine…

          C'est le rituel de tous mes matins, avant toutes choses et parfois même avant ma première tasse de café : prendre un ou deux livres du "premier rayon" d[Lire la suite]
Café du matin, place de l'hôtel de ville...

Café du matin, place de l'hôtel de ville...

    "Je ne fumerais pas, je ne lirais pas ni n'écrirais, j'attendrais. Ou je me réciterais du Laforgue, en cédant sans scrupule à ce penchant qui exige qu'en toutes choses, je mê[Lire la suite]
#Whitegaucho, le symptôme d'une gauche en crise d'identité intellectuelle et politique...

#Whitegaucho, le symptôme d'une gauche en crise d'identité intellectuelle et politique...

  Depuis plusieurs jours, les réseaux sociaux sont mobilisés par les promoteurs du hashtag #Whitegaucho, pour stigmatiser une "gauche blanche" qui voilerait (c'est volontairement que j'utili[Lire la suite]
Quand la "vidéosphère" dépolitise les sujets – nous ! – en présidentialisant les thèmes…

Quand la "vidéosphère" dépolitise les sujets – nous ! – en présidentialisant les thèmes…

                Quand, en ce mois d'août caniculaire, j’ouvre Facebook, notamment, j’ai l’impression que tout tourne autour de la figure d[Lire la suite]
L’inégalité des chances en France est d’abord une inégalité des chances éducatives...

L’inégalité des chances en France est d’abord une inégalité des chances éducatives...

                  Pendant que les médias et la classe politique en "font des tonnes" sur la pseudo affaire d'État Benalla, paraît [Lire la suite]
Alexandre Benalla ! un cas d'école sur les relations complexes - et perverses - entre pouvoir politique, administrations et médias…

Alexandre Benalla ! un cas d'école sur les relations complexes - et perverses - entre pouvoir politi

  Thierry Pfister, cet ancien journaliste du journal le Monde, qui écrivit aussi, après son passage au cabinet de Pierre Mauroy, alors premier "Premier ministre" du Président Françoi[Lire la suite]
%d blogueurs aiment cette page :