Contre-Regards

par Michel SANTO

Des têtes, des « images » et des « profils » datés, vieillis et fanés. | Contre-Regard.com

 

Je passe en revue le flux de l’actualité politique française sur mes comptes Facebook et Twitter, et mes favoris de la presse nationale et régionale. Autant l’avouer tout de suite : je ne m’arrête sur aucun des « posts », articles et analyses qui y sont consacrés. Je zappe aussi les «grandes émissions politiques» , à la télé ou à la radio. Inutile de préciser  que je n’ai pas lu et ne lirai pas non plus les 1000 pages du programme de Bruno Le Maire ou les « livres » de Fillon, Juppé et Sarkozy, comme ceux à venir des autres candidats de gauche, de droite  ou du centre,  présentant leur « projet pour la France ».

Je n’en ai ni l’envie ni le courage – il en faut ! – ; encore moins le temps; et cela ne servirait de toute façon à rien. Je veux dire par là que, comme l’immense majorité des futurs électeurs, c’est moins sur le détail d’un catalogue de propositions que je choisirai, ou pas, mon candidat, que sur son «image», son «profil», son «projet», son «équipe». Et celle ou ceux des candidats en course, ou qui pourraient l’être, de Hollande-Valls à Juppé-Sarkozy, en passant par Montebourg-Mélenchon et Le Pen-Dupont-Aignan,  notamment, tous les éléments de caractère, de comportements – agitation, arrogance, ressentiment, indécision, manque d’autorité, xénophobie… –  comme leurs  idées-forces – bonapartisme de droite et de gauche, social corporatisme, de droite et de gauche itou, repli sur soi identitaire, ouverture multiculturaliste… – me sont déjà connus.

Reste le presque inconnu, celui à qui tous les commentateurs reprochent – à tort – de n’avoir pas encore de programme  et  qui, patiemment, travaille son image, son profil – car c’est le plus jeune à être entré sur le marché –  pour, le plus tard possible, quand tous ses concurrents auront brûlé la leur – fort ancienne et fanée au demeurant –, se déclarer et présenter une dizaine de grandes propositions-programme seulement. Un presque candidat, cet Emmanuel, qui a parfaitement compris comment fonctionnait l’économie de l’information à l’ère du numérique et de l’image. En ce sens il représente une incontestable nouveauté. Quand tous les autres ne m’apprennent rien, m’ennuient, m’exaspèrent, me scandalisent, m’irritent lui, au moins, me surprend, m’étonne, m’intrigue.  Ce qui est déjà beaucoup !

PS: C’est l’article de mon amie blogueuse Nathalie MP qui, ce matin, m’a inspiré ce billet. Je lui ai pris aussi, sans sa permission, son image d’illustration. J’espère qu’elle me pardonnera !


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Commentaires (1)

  • Nathalie MP

    |

    Cher Michel,
    Oui, je pardonne, d’autant plus facilement que j’ai pris cette image « sur internet ». Internet me pardonnera-t-il ? 🙂

    Reply

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