
Le soir du premier tour, tout était écrit.
Le Rassemblement National en tête.
Horizons en embuscade.
Et le Parti socialiste arc-bouté sur son maintien.
Ils savaient.
Ils ont été prévenus.
Par les leurs.
Mais pas un mot.
Pas une voix pour dire non.
Pas un pour rompre.
Le courage s’est arrêté aux portes des communiqués internes.
En public, le silence.
Compact. Discipline ou lâcheté.
La règle était simple : se retirer ou faire gagner.
Ils ont choisi.
Le résultat est tombé, net.
Le RN l’emporte.
Alors il ne reste plus rien à sauver.
Ni la stratégie.
Ni l’honneur.
Car il y a pire que la faute.
Il y a le silence qui l’accompagne.