𝐋𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐝𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐭𝐬.

Les mots frappent avant les poings. Des slogans préparent le terrain. Des images désignent la cible.

On les croit inoffensifs. Ils se parent de morale, invoquent la justice ou l’opprimé. Mais à force de simplifier le monde, ils fabriquent des coupables en série.

Qualifier de « fasciste » l’opposant, l’adversaire politique, le policier, le dominant , c’est effacer le visage. C’est réduire l’homme à une catégorie. C’est décréter qu’il mérite l’exécution symbolique. Puis le lynchage.

À Lyon, Quentin est mort sous les coups de nervis, en marge d’un meeting.
Il était, paraît-il, un « fasciste ». L’ennemi. La cible.

On prétend que les mots ne tuent pas. C’est faux.
Ils installent l’idée que frapper n’est plus une faute, mais une réponse. Ils créent le climat.

La violence n’est jamais spontanée. Elle est un récit. Une petite musique qui déshumanise. Quand l’adversaire devient l’incarnation du mal, le passage à l’acte est une conséquence.

Il faut mesurer le poids des mots lancés dans le vide.
Derrière les slogans vertueux, il y a parfois un cercueil.

Et un prénom : Quentin.

Articles récents

  • 𝐋𝐚 𝐬𝐚𝐥𝐥𝐞 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞.
    La salle est blanche, clinique. Elle est assise, une bulle de plastique et d’ondes sur les oreilles. Quinze ans, peut-être. Son pouce balaie l’écran du téléphone. Le monde s’arrête […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋𝐚 𝐠𝐞́𝐦𝐞𝐥𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐯𝐢𝐝𝐞.
    𝐈𝐫𝐚𝐧. 𝐃𝐞𝐮𝐱 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́𝐬 : 𝐏𝐚𝐫𝐭𝐢 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐏𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐌𝐞̂𝐦𝐞 𝐩𝐫𝐮𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞, 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐢𝐬. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐓𝐨𝐮𝐭 𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐲𝐦𝐛𝐨𝐥𝐞 !
    𝐏𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥, 𝐮𝐧 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐦𝐩 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐦𝐞́𝐫𝐚. 𝐑𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐏𝐚𝐛𝐥𝐨 𝐍𝐞𝐫𝐮𝐝𝐚. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime […]
    Aucun commentaire
  • 𝐃𝐮 𝐩𝐥𝐚𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐚𝐮 𝐪𝐮𝐢𝐧𝐭𝐞𝐭𝐭𝐞.
    𝐔𝐧𝐞 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐈𝐧𝐟𝐨. 𝐃𝐞𝐬 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐮𝐱 𝐟𝐚𝐭𝐢𝐠𝐮𝐞́𝐬, 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐞𝐫𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐨𝐢𝐫. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐍𝐨𝐞̈𝐥 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐨𝐭 𝐫𝐞𝐠𝐫𝐞𝐭𝐭𝐞.
    𝐋’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐜𝐚𝐧𝐨-𝐢𝐬𝐫𝐚𝐞́𝐥𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞. Sur le fil de BFM TV, je lis ceci, signé Jean-Noël Barrot :« L’intervention décidée unilatéralement par Israël et les États-Unis […]
    Aucun commentaire

En savoir plus sur Contre-Regards

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Continue reading