๐๐ฎ๐๐ง๐ ๐ฅ๐๐ฌ ๐ฉ๐จ๐ฉ๐ฎ๐ฅ๐ข๐ฌ๐ฆ๐๐ฌ ๐จ๐ซ๐ ๐๐ง๐ข๐ฌ๐๐ง๐ญ ๐ฅ๐ ๐๐ก๐๐จ๐ฌ.

Lu ce matin dans ยซย LโOpinionย ยป, un papier trรจs juste dโAntoine Oberdorff.
Ce quโil dรฉcrit nโest pas une colรจre.
Cโest une convergence.
Paysans en rupture. Gilets jaunes recyclรฉs. Antivax recyclables. Militants hors-sol. Populistes en maraude.
Des colรจres qui ne se parlent pas mais marchent ensemble.
Non par projet, mais par rejet.
La crise sanitaire nโest plus quโun prรฉtexte.
Le vrai moteur est ailleurs : la dรฉfiance gรฉnรฉrale.
Contre lโรtat. Contre la science. Contre les institutions. Contre tout ce qui structure encore.
Les rรฉseaux sociaux font le reste.
Ils agrรจgent, chauffent, radicalisent.
Un รฉleveur devient leader. Un influenceur devient expert. Un soupรงon devient certitude.
La vรฉritรฉ, elle, nโa plus dโaudience.
ร la fin, le paysage est connu :
des syndicats dรฉbordรฉs,
une colรจre sans dรฉbouchรฉ,
et des rรฉcupรฉrateurs politiques qui prospรจrent sur le vide.
Ce nโest pas une jacquerie populaire.
Cโest une France fragmentรฉe qui ne croit plus ร rien. Sauf ร sa propre colรจre.
Mots-clefs : Abattage de bovins, Aude, Crise sanitaire, รlรฉveurs, Occitanie, Populismes




