𝐋’𝐚𝐯𝐞𝐮𝐠𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞.

Jack et Caroline Lang plaident l’ignorance. Le refrain est connu : « Si j’avais su ». Pour l’affaire Epstein, le couple invoque la surprise. C’est une posture. Elle est commode, mais elle est coûteuse.

L’ignorance, chez les puissants, n’est jamais un vide. C’est une construction. À l’ère d’Internet, tout était là. Un clic suffisait. Ne pas chercher, c’est déjà choisir.

Le silence crée un gouffre. Le public regarde ces élites dotées de tous les réseaux, de toutes les informations, et il n’y croit pas. Si ceux qui savent tout disent ne rien voir, alors ils mentent. Ou ils se protègent.

C’est ici que le complotisme prend racine. Il n’a plus besoin d’inventer des preuves ; il se nourrit de cette absence de vérité. Là où la sociologie verrait des réseaux de complaisance et une entre-soi protecteur, l’opinion voit une machination.

Le « Si j’avais su » n’est pas une défense. C’est le symptôme d’une rupture. L’ignorance n’est plus un manque de données, c’est une stratégie de survie sociale. Elle ne désamorce rien. Elle confirme simplement que le pouvoir vit dans un monde à part, là où la morale ordinaire n’a pas droit de cité.

L’affaire Epstein ne montre pas seulement des crimes. Elle expose une culture du non-savoir. Une cécité choisie.

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