𝐋𝐚 𝐜𝐡𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬.

Froid. Vent. Mais Soleil. Sur le halage de la Robine, vers Raonel, le monde est minéral. Ça pique. Un humain croisé, emmitouflé, sans visage.
Dans les oreilles, Tolstoï : Maître et Serviteur. Trois personnages perdus dans la steppe : un marchand, un valet, un cheval. La neige efface tout, sauf la condition des hommes.
Quand le gel devient un arrêt de mort, Nikita le valet se résigne. Vassili le maître, lui, bascule. Il s’allonge sur son serviteur pour le protéger du froid. Il offre son corps, sa fourrure, son souffle. Le marchand meurt au matin, mais il meurt léger. Il a trouvé l’autre.
L’écluse de Raonel se dresse. Le vent siffle. Le canal charrie des eaux lourdes et brunes. Pas un oiseau. Un silence solide, comme le poids des choses essentielles.
Un pas. Un souffle. Je remets mes gants.
Mots-clefs : Écluse de Raonel, Maître et serviteur, Narbonne, Tolstoï





Come
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Razimbaud …..Raonel
Deux enfants font courir leur chien berger .
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