
Le PrĂ©sident a parlĂ© juste. Il a parlĂ© ferme. Vingt ans aprĂšs le supplice dâIlan Halimi, il a nommĂ© lâennemi : lâhydre antisĂ©mite. Le mot est exact. Lâhydre change de visage. Elle se nourrit dâignorance et d’ambiguĂŻtĂ©s.
Il n’y a pas eu d’effets de manche. Juste l’essentiel. L’Ă©cole. La justice. Les Ă©lus. La loi. Des peines lourdes. LâinĂ©ligibilitĂ© pour les propos racistes. La RĂ©publique ne nĂ©gocie pas avec ceux qui la salissent.
Les chiffres marquent le malaise. Les actes antisĂ©mites atteignent un niveau historique. Les prĂ©jugĂ©s gagnent le terrain de la jeunesse. Le temps nâa rien apaisĂ© ; il a anesthĂ©siĂ©. Soixante-treize pour cent des 18-24 ans ignorent le nom dâIlan Halimi. Lâoubli est une seconde mort.
Le PrĂ©sident s’est adressĂ© aux juifs de France. Sans dĂ©tour. « Votre place est ici. » La France n’est pas tolĂ©rante par bontĂ© d’Ăąme. Elle est une nation de droit. Elle protĂšge les siens.
Un chĂȘne est dĂ©sormais plantĂ© dans les jardins de lâĂlysĂ©e. Un geste sobre. Des racines. Une mĂ©moire. Face Ă lâhydre, lâindignation ne suffit pas. Il faut de la constance.
LâantisĂ©mitisme nâest pas une opinion. Câest une blessure infligĂ©e Ă lâĂtat. Le combat n’est pas celui d’une communautĂ©. Câest une exigence nationale.
Ă chacun de tenir.