Contre-Regards

par Michel SANTO

A Lise et Henri Barthe.

     

Lise Barthe nous a quitté en 2006. Henri, dimanche, est parti la rejoindre. C’étaient des amis. De ceux dont le souvenir restera à jamais dans nos cœurs. Nous les aimions pour leur gaité, leur élégance. Elle et lui rayonnaient à Séville, cette ville inouïe où le tragique de l’existence est mis en scène  dans  les ocres dorées de ses arènes. Une ville de fête où la présence de la mort a l’odeur sucrée du jasmin. Nous nous y rencontrâmes quelquefois. Toujours dans l’espoir d’assister au miracle. Celui de l’éphémère beauté des trois ou quatre véroniques que voudrait bien nous offrir Curro Romero. Un temps ralenti, étiré, suspendu dans le cercle de la vie. Dans une forme mêlant le rouge et le noir. Une vie plus forte que la mort. Voluptueuse. A l’image de ses jeunes danseuses de sévillanes déambulant à la tombée du jour sur les berges du Guadalquivir… Suerte Henri !

 

Mots-clefs : , ,

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Laisser un commentaire

Articles récents

Philippe Jaenada présentait son roman "La Serpe" à Port-Leucate, cet été. Je l'ai lu…

Philippe Jaenada présentait son roman "La Serpe" à Port-Leucate, cet été. Je l'ai lu…

Cette année, Michel Py m'a gentiment adressé (comme il le fait régulièrement à chaque rentrée littéraire) le dernier roman de Philippe Jaenada, "La Serpe"  (éditions Julliard), présenté en avant-prem[Lire la suite]
Petite parabole sur le rayonnement d'équipements "structurants" (Le parc des expositions de Narbonne)

Petite parabole sur le rayonnement d'équipements "structurants" (Le parc des expositions de Narbonne

Quand j'ai vu cette touchante affiche animalière placardée sur un des nombreux petits panneaux publicitaires qui décorent les rues de ma ville, j'ai tout de suite pensé à une charmante  allégorie de [Lire la suite]
Hier soir, sur TF1, une "nouvelle vie de François Hollande" sans aucun intérêt …

Hier soir, sur TF1, une "nouvelle vie de François Hollande" sans aucun intérêt …

      Hier soir, 20 heures, devant le JT de TF1. À mi-journal, Gilles Bouleau et sa longue et fine silhouette plantée au milieu de son plateau, raide, mais sans trop, juste ce qu[Lire la suite]