Aller retour Narbonne Artiès

On rentre d’un bref séjour à Artiès, un hameau près duquel se trouve la maison de mes arrières grands parents maternel. Une maison à flanc de montagne posée sur un rocher qui lui sert de plancher. Ma mère m’accompagnait. Elle y est née dans cette maison loin de tout. Elle y a vécu aussi jusqu’à l’âge de 12 ans pour ensuite la quitter et rejoindre sa mère installée à Narbonne. Ce fut un crève cœur. Malgré l’immense misère dans laquelle elle vivait et son état de bâtarde, comme on disait alors, elle baignait dans l’amour de ses grands parents. Jamais elle n’a voulu ou pu demander le nom de son père biologique que tout ce petit monde de cette petite vallée de l’Ariège sans doute connaissait. Cette vérité, je ne l’ai apprise qu’à un âge très avancé. Et, très secrètement, j’espérais que revenant à 84 ans sur les lieux de son enfance elle m’en dirait un peu plus sur cette histoire et ce fantôme qui l’habite toujours. Comme il m’habite à présent pour des raisons que j’ignore. Est-ce un hasard si, plus tard, elle s’est unie  à  un jeune espagnol de Cox orphelin de mère et  confié par son père à ses oncles et tantes ? Je ne le crois pas lui disais-je tout en évitant son regard.

Sur la route du retour, des feux rouges qui s’allument à l’arrière de bolides à la vue d’un panneau signalant un radar. Des bolides qui ralentissent soudain et qui, la zone dangereuse dépassée,recommencent à foncer. Leur suppression passionne les chauffards et les bistrots.Et une soixantaine d’élus UMP qui militent pour le maintien  d’un dispositif d’une hypocrisie absolue. Un spectacle qui donne une très belle idée de la nature humaine : dissimulation, lâcheté et mensonge.

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