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Chronique de Narbonne et d’ailleurs. Jeudi matin, sur les Barques de Cité, un musicien fut empêché de jouer …

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Jeudi matin, sur les Barques de Cité, le ciel était bleu. Je bavardais avec deux amis, à deux pas de la passerelle. Des airs joués à la trompette venaient jusqu’à nous, sans cependant agresser nos oreilles. Ce musicien, sans doute SDF, était assis sur un banc. Il ne faisait rien d’autre que cela: envoyer quelques sons dans l’espace; et peut-être demander un peu d’attention, quand deux policiers municipaux casqués, chacun sur leur scooter, se sont arrêtés à sa hauteur. Trop loin pour entendre les propos échangés, j’ai seulement constaté que mon musicien , sans un mot se levait et dignement s’éloignait, tandis que nos  deux motocyclistes roulaient en direction du « Palais ».

Hier soir, devant la soirée-spectacle d’Antenne2, une grande colère m’a saisi…

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Antenne 2, hier soir, et son spectacle d’après journal. Le show-bis, des journalistes, des chansons etc… Un média, du service public qui plus est, qui n’a vu dans cet immense rassemblement républicain qu’un seul témoignage de solidarité à Charlie Hebdo et ses journalistes. Des journalistes et des artistes, dans une salle de théâtre, assurant leur seule promotion professionnelle sur le dos de tout un peuple rassemblé sur des principes et des valeurs transcendants tous les clivages politiques, corporatistes et religieux, notamment. Incapables qu’ils furent de voir et entendre, au-delà du symbole « Je suis Charlie », ce qu’exprimaient tous ces anonymes, dans les rues et places de toutes les villes et villages de France. Au risque de paraître excessif et injuste, c’est pourtant cela que j’ai vivement ressenti. Il me fallait ici le dire, afin d’évacuer ce terrible sentiment.

Chronique de Narbonne, et d’ailleurs. Ce 11 Janvier 2015 restera dans la mémoire narbonnaise…

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Cet après-midi, à 15 heures, le centre-ville de Narbonne était noir de monde et le ciel était bleu. Pas d’autres signes distinctifs dans cette foule qui faisait corps que trois ou quatre drapeaux tricolores et de nombreuses petites affiches « Je suis Charlie » brandies au-dessus de ses têtes. Du silence enfin!

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