« Des crétins » !?

« Crétins » !

« Des crétins » de dix-huit ans ont massacré à coups de barre de fer un homme handicapé. Pour cinquante euros.

Ce sont les mots d’un journaliste d’un grand quotidien régional : « Des crétins ». Avec des guillemets. Comme des gants.

Les mots qu’on salit : déportation.

Les mots qu’on salit. : déportation.

Je porte les deux prénoms de mon grand-père maternel : Michel, Joseph.
Je l’aimais beaucoup. Il est mort trop tôt. J’avais neuf ans.
Longtemps, je n’ai rien su de son arrestation, en 1944, ni de sa déportation à Buchenwald. Ces choses-là, on les taisait. Pour protéger les enfants, disait-on. Je crois comprendre pourquoi, maintenant.

Gaza ! Le silence après le vacarme.

Je consulte mon fil d’actualité. Et les flash d’infos des grands médias. Curieusement, silence. Ou presque.
Israël et le Hamas acceptent le plan de paix américain. Et soudain, plus rien. Les réseaux se taisent. Les grandes voix s’effacent. On dirait que la paix gêne.

La tentation régicide.

Emmanuel Macron est devenu le bouc émissaire idéal. Facile. Pratique. Il suffit de le montrer du doigt pour absoudre tout le monde : citoyens, partis, syndicats, éditorialistes. Un exutoire commode à une irresponsabilité collective qu’on ne veut pas voir.

La République des lâches.

La France n’est plus gouvernée. Elle est ridiculisée. Un Premier ministre qui démissionne quelques heures après avoir présenté son gouvernement : on n’avait jamais vu ça. Même les républiques bananières feraient mieux. Chez nous, c’est devenu la norme : l’impuissance comme horizon, la comédie comme méthode.

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