Chronique de Narbonne. RCNM: Dimanche! un beau moment de sagesse et de sincérité populaire…

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Ce matin, entre 11h30 et midi, assis à la terrasse du Petit Moka, j’ai assisté à une déferlante de drapeaux orange et noir sur la place de l’hôtel de ville. Un dimanche, à l’heure de l’apéro!  Du jamais vu. Une concurrence déloyale pour des responsables locaux de la CGT, au bord de la syncope. Un évènement à faire tomber dans le doute métaphysique les squelettiques cercles de « nuitsdeboutistes », depuis la dernière lune à jamais disparus. Ce dimanche, Narbonne était donc coupée en deux. Aux Halles, rive droite, autour des « tonneaux », quelques rares habitués des tribunes « d’honneur » ciblaient les responsables des difficultés du RCNM. Devant le Palais, rive gauche, le peuple des « populaires » appelait ses locataires, et tous les acteurs concernés, à la dignité, pour le sauver. J’ai entendu des cornes et  des : « nous sommes des vrais et des purs », qui sonnaient comme un doute sur les sentiments  de ceux à qui cette apostrophe était adressée. L’amertume et la colère étaient aussi perceptibles dans ce rassemblement de supporters, qui sont l’âme et le corps de ce club. Des hommes et des femmes qui ne comprennent toujours pas comment leur RCNM en est arrivé là, au bord de la relégation, sinon par des jeux de pouvoir masqués, insupportables à leurs yeux. La banderole tirée sur deux rangs devant l’entrée principale de l’hôtel de ville résumait parfaitement bien ce que dans la circonstance il convient d’être: dignes. Comme en ce dimanche ils en ont fait la démonstration. Un beau moment de sagesse et de sincérité populaire. Un émouvant appel à l’unité, à l’action et à la responsabilité, pour sauver le RCNM d’une relégation imméritée… Espérons qu’il sera entendu…


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