Contre-Regards

par Michel SANTO

Chronique de Narbonne : Serge Griggio , une rive à l’autre …

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Vernissage de l’exposition -du 9 juillet au 12 septembre – de Serge GRIGGIO, artiste peintre , aujourd’hui même mardi 8 juillet, à 18 heures 30, à la mairie annexe de Narbonne Plage, salle Lykia. Je laisse le clavier à Laetitia DELOUSTAL pour présenter le travail de notre ami Serge, et sa très belle expo…

La Méditerranée, un paysage comme une invitation au voyage au-delà de l’horizon.

Une lumière forte qui trouble la perception. La vibration de la couleur sous l’emprise des éléments sème le doute. Comme un mirage. Les gris bleus du ciel jouent avec la Tramontane, les touches de terre d’ombre brûlée ondulent dans le sable. Les blancs puissants percent les vagues. Vaste étendue de terre bordée d’eau et de ciel, cette mer vue de la plage, c’est ici, mais c’est aussi tous les rivages de la Méditerranée, ailleurs là-bas. Juste de l’autre côté.

Un rivage sur lequel les constructions se disloquent pour ne plus rien avoir de réel. Le temps est en suspend, le vent s’engouffre dans les murs et soudain, la forme se prend à flotter. Le matériel semble se désagréger dans le vent. Une ombre, un vaisseau qui prend la mer. Il n’y a plus de temps, plus de lieu. On est partout à la fois.

Une plage déserte où se perdent quelques silhouettes de ci de là, délicatement esquissées sous des touches de rose, de violet, de mauve. Un couple se promène, des enfants construisent des châteaux de sable. Un homme seul médite devant l’horizon. La mer est immuable. Elle dépasse l’homme dans sa temporalité et l’interroge face à sa propre fin. Comme une inquiétude qui rapidement s’apaise face à l’immensité.

Serge Griggio nourrit ses toiles de ses nombreux voyages en Méditerranée pour rendre, dans une forme qui tend vers l’abstraction, un sentiment profond, une émotion intime du rapport de l’homme à la mer.

Mars 2014

 

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