Contre-Regards

par Michel SANTO

Des élus transparents ?

 

 

 

 

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En me rasant, tous les matins, contrairement à d’autres, je ne me rêve pas assis dans le fauteuil occupé par Jacques Bascou, le maire de ma petite et charmante ville qu’il prétend “faire grande”. Je note en passant que la communication institutionnelle en dit souvent plus sur ses commanditaires que sur les objectifs et les réalisations politiques qu’elle est censée promouvoir. Pour comprendre la personnalité d’un G. Frêche, rien de mieux que l’examen de ses campagnes publicitaires successives, par exemple. Mais ce n’est pas le sujet de ce billet… Je disais donc qu’en me rasant ce matin, j’écoutais distraitement une nommée Carlotti, qui, paraît-il est ministre, jusqu’à ce qu’elle prononce cette phrase de haute teneur philosophique :” les électeurs veulent des élus transparents “. Conséquemment, entendant cette énormité, je me suis taillé le menton ( Grrr!) Des élus transparents ! Après leur patrimoine, qui, dans une poussée délirante de déshabillage collectif, s’est avéré plus opaque qu’il ne l’était dans le passé, voilà qu’une dame de cette même confrérie d’élus voudrait que leurs corps et leurs âmes le soient aussi. Des espèces de spectres, en quelque sorte. Des êtres sans formes ni contenus; sans corps, sans rien quoi ! Le vide et l’inconsistance élevés au rang des plus grandes vertus républicaines. Si j’avais été dans ce studio de Radio Classique, j’aurais pu lui dire que ses voeux étaient déjà grandement  réalisés et que les électeurs, contrairement à ses dires, désiraient au contraire plus de consistance, de netteté et de franchise dans l’expression de leurs représentants. Faut dire qu’avec Hollande, ses mots et ses silences, il joint, si cela se pouvait, le vide à l’ambiguité. Je le crois pourtant assuré dans ses convictions. Vraiment! et certainement plus à l’aise avec des chefs d’entreprise qu’aux côtés de manifestants emmenés par la CGT. En héritier politique de Jacques Delors et en pur produit de la haute administration, il sait aussi que celle ci ne connait jamais de rupture… Qu’il s’assume, bon sang! Cet après midi, il conférence devant le quatrième pouvoir. En sortira-t-il avec des habits neufs? Ceux d’un véritable chef d’ Etat, capable de redonner de la confiance à un pays qui n’attend que ça ? J’en doute; mais ne désespère  cependant pas. Je ne suis pas du genre à me réjouir, en effet, de la situation dans laquelle nous sommes; même si elle m’offre, par delà mes colères, l’occasion d’en relever, par l’écriture, son comique et ses absurdités…Comme ce matin! 

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