J’ai regardé et écouté les voeux du Président aux français…

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J’ai regardé et écouté le président Hollande devant mon écran de télévision adresser ses voeux aux français. Je ne l’avais pas fait l’an dernier, et n’avais pas l’intention de le faire non plus mercredi dernier. Ce rituel républicain fortement teinté de couleurs monarchistes, en effet,  m’ennuie profondément. Mais la circonstance domestique dans laquelle je me trouvais – je ne vous en donnerais pas les détails – m’obligeais à le suivre, même si ce fut, je le reconnais, fort distraitement. Bref, parfaitement dans son rôle de composition, le dénigrement et le découragement furent condamnés et la persévérance, la constance, et le travail, dans la durée, par notre Président, loués . Sa cravate, petit détail certes, pour une fois, était rigoureusement nouée et correctement placée au croisement de son veston. Tout devait faire signe pour susciter ce désir d’optimisme patriotique voulu par le premier des Français. Mais, hélas, plus personne ne semble l’écouter. Sa parole, en deux ans, est, il est vrai, nous disent les sondagiers attitrés, perdue dans les sables des rêves et des lendemains heureux promis au seuil de son accession au Palais. Aurait-il annoncé le transfert de l’Élysée à Tulle, que personne n’aurait protesté… Une chose m’a cependant frappée: l’immensité déserte du bureau devant lequel il était installé. Un bureau large, lourd et long fait pour un physique de Président américain, pas pour des tailles comme celles des nôtres. Quant au fond, l’axe Valls-Macron, sans les sacrifices madrilènes de Manuel, a été présidentialisé. Pouvait-il dire et promettre autre chose?

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