L’été, la culture est-elle vraiment dans la rue ?

 

 

 

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L’été, la culture est-elle vraiment dans la rue ? A cette question, Jack Lang, répondit que sa plus grande réussite comme ministre de la Culture, avait été d’imprégner la cité d’une état d’esprit qui repose sur l’idée que la culture est  » quelque chose qui est au cœur même de la vie  » ; et d’expliciter, comme une preuve : Si on demande aux gens de la rue, aujourd’hui :  » La culture, c’est quoi pour vous ?  » ils répondent :   » C’est à la fois la beauté, la joie de vivre, le bonheur de la rencontre.” Et André Blanchard d’affirmer ( il est vrai qu’à Vesoul, Jack Lang n’y a jamais mis les pieds ! ) :   » Moi, les gens de la rue, à supposer qu’au milieu de leurs préoccupations (résultats du loto, du tiercé, de Roland-Garros, du Tour de France, prévisions météo, et tutti quanti) on parvienne à leur glisser :  » La culture, c’est quoi pour vous ?  » je les entends répondre plutôt  » C’est ce qui est barbant, non ? « . C’est, dit d’une manière plus triviale, ce que j’ai entendu l’autre soir, écoutant d’une oreille distraite les conversations d’après concert sur le parvis du Théâtre. Un spectacle non seulement somptueux mais, en outre,  donné gratuitement aux narbonnais … Que n’étaient-ils pas plutôt à la terrasse d’un café,  à siroter une bière et applaudir les braillements ( C’est quand le bonheur , c’est quand le bonheur.. c’est quand… ) d’un gugusse appointé par le bistrotier du lieu ? …

Commentaires (1)

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    Bernard-Mery de Vargas

    |

    Cela rejoint peu ou prou ce que j’écrivais ce matin à propos du spectacle d’hier soir sur les Barques: 
    ON EST PAS LA POUR VOIR LE
    SPECTACLE! 
    On est là pour voir le feu
    d’artifice… à chanter sur l’air de la chanson bien connue!
    Que de réactions et réflexions
    désagréables entendues et lues depuis hier soir et le spectacle du groupe OC « Mémoire des Barques ».
    D’aucun espéraient profiter depuis
    les rares points hauts de la ville d’un grand feu d’artifice. Ils en ont été pour leurs frais, devant attendre 45mn pour voir quelques pétard entrecoupés de grands vides.
    D’autres, vivant en marge des outils
    de communication, voire carrément de la société, y allaient de commentaires désagréables à chaque pétard tiré, émettant tout au plus un « haaaa » admiratif lors des effets lasers… mais sans
    vraiment comprendre ce qui se passait: la musique, les textes, le groupe qui jouait et chantait en direct…

    Parfois j’ai de gros doutes sur les efforts à faire pour apporter la culture au plus grand nombre. A quoi bon « donner du caviar à des cochons » comme on dit? 

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