Contre-Regards

par Michel SANTO

L’Europe, le débat caché !

 

 

 

 

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Après l’UMP, lors de la tentative avortée d’élire son Président, c’est au tour du PS de s’écharper sur l’Europe ! L’aile gauche crie à la manipulation et au débat volé. La convention qui se tient dimanche serait terminée avant même d’avoir démarré, s’étrangle-t-elle. De fait, un seul texte a été soumis au vote des militants, en gros la ligne Hollande. Résultat: 90% pour! Cette affaire n’est pas anecdotique. Certes les élections européennes approchent, et le PS, il n’est pas le seul, craint une déroute au profit essentiellement du FN. Mais, ce que démontrent surtout les contradictions internes qui secouent l’ensemble des forces politiques, dites de gouvernement, c’est que la question européenne est désormais au coeur des politiques nationales; et conséquemment au coeur des stratégies des partis qui prétendent à l’exercice du pouvoir d’Etat. Des partis loin de recouper le clivage entre les deux  » France  » constatées par tous les sondages d’opinion: celle d’un rejet, plus ou moins avoué au nom évidemment d’une  » autre Europe, et qui s’expriment par les voix de Mélenchon, de Marine le Pen et celles d’une fraction du PS et de l’UMP, pour la première ; celle, au contraire, d’une ligne intégrationniste de centre droit ou de gauche, que représentent Hollande et les principaux leader de l’UMP, pour la seconde. Un brouillage politique et idéologique guère favorable,  il faut bien le reconnaître, à un vote rationnel, si tant est qu’il existe ; et la conséquence évidente d’une vie politique française auto-centrée, qui fait trop souvent de Bruxelles son bouc émissaire favori. La crise a ceci de positif qu’elle place désormais notre débat national dans une perspective qui ne peut-être qu’européenne, ce qui me réjouis; et j’espère de nos représentants , sur ce sujet, à l’occasion des prochaines européennes, un peu plus de franchise et de courage . Sans trop y croire cependant, tant les passions et frustrations engendrées par plus de trente ans d’inaction et de promesses inconsidérées rendent aujourd’hui tout discours éclairée quasiment inaudible. Hélas!…

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Commentaires (1)

  • pibouleau

    |

    Une crise n’a rien en soi d’ntrèsequement positif. Je me rappèle du show de Y Montand « Vive la crise » avec supplément de Libé à la clef. Et des shows paillettes du grand bonimenteur à Tapi.
    L’Europe inéluctable perspective ? Et pourquoi donc ?Evidence : cette dernière est en crise. La pensée dominante nous obligerai a raisonner en terme européen. Mais de quelle europe parlez-vous
    Messieurs ? La mienne c’est l’Europe du Sud agglomérée au Maghreb. Grosso modo l’Empire romain d’occident. Là est notre venir, n’en déplaise aux nordistes-continentaux et autres ponte de la
    « race blanche » Que la mixité soit car la différence nous enrichit. Quant aux débats comptables : l’intendance suivre comme disait Charles de Gaulle, l’important c’est la volonté des peuples. Le
    réalisme politique c’est de poursuivre un idéal. Aller vers l’idéal (Jaurès) 

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