Un happening à Carcassonne !

 

 

A Carcassonne, une femme de 63 ans, promenait en laisse son compagnon de 40 ans, attaché par le sexe avec une chaînette de 70 cm.

Immédiatement placé en garde à vue ( ! ), le couple aurait déclaré « être accro au sexe », et indiqué qu’il se livrait-là, « à un jeu ».

Innocente et pauvre défense ! Ce seraient ils présentés comme « artistes-associés » réalisant une « performance », que leur  » geste  » serait aujourd’hui encensé. 

Comme le disait Duchamp à propos de sa « pissotière » : placez la donc dans un musée, et elle changera de statut ! 

Il en est de même pour ce genre d’exhibition.Il suffisait de l’habiller avec d’ autres mots pour qu’elle présente le caractère d’ un authentique happening…   

Commentaires (2)

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    raynal

    |

    Salut, Michel,

    Une amie et corandonneuse m’a parlé de ton blog(il s’agit d’Annie Chapoulie ), je viens de le découvrir avec un immense plaisir.

    J’y retrouve cette verve et cette lucidité quelque peu vachardes mais combien salubres qui sont ta marque de fabrique.

    Ton observation sur cette anecdote est tout a fait judicieuse mais,finalement corrobore ce que pensait Duchamp:tout est dans le regard que l’on porte sur les choses…tout est art si nous
    le decidons

    Les pandores carcassonnais qui eurent a appréhender cet etrange attelage etaient sans doute a quelques lieues de ce genre d’analyses.

    Je ne manquerai pas de consulter desormais regulierement ton blog et serais très heureux, si, de ton coté tu voulais bien me faire un petit signe.

    Jacques.

     

  • Avatar

    Michel Santo

    |

    Cher Jacques!

    Le plaisir de te lire est tout aussi réciproque, Jacques! D’autant qu’en fin lecteur tu as bien saisi le sens de ce billet. Tu sais aussi à quel point ce  » genre  » là est difficile : prendre le
    prétexte d’un fait divers, par exemple, pour éclairer un des travers, ou pas, de notre société. Et ce dans une forme la plus concise possible: le  » style  »  ou ce que tu appelles la
    marque de fabrique en définissant le caractère. Comme toi, j’aime les mots… et les idées. Les agencer , et m’y perdre aussi… Mais toujours, comme le disait Nourrisier,  » En avant, calme et
    droit « . Sans esprit de mode et sans attachements de principe, qu’ils soient idélogiques ou esthétiques. Reste que de cela je n’en suis pas maître…C’est le lecteur qui en dernière analyse est
    juge. Et comment éviter qu’il ne projette sur mes textes, ou sur son auteur, des à priori définitifs.Ou ses propres fanstames… Nous avons bien connu cela, tous les deux, dans d’autres
    circonstances n’est ce pas? Et si nous prolongions notre discussion la semaine prochaine autour d’une table de bistrot? Un coup de fil! Toi ou moi… 

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