La leçon de Camus.

Le 4 janvier 1960, Albert Camus se tuait dans un accident d’automobile. Il y eut des éloges sincères. Et d’autres qui ne l’étaient pas, prononcés par ceux qui, de son vivant, ne « voulant pas désespérer Billancourt » au nom de la défense du « socialisme réel », l’avait traîné dans la boue. Ceux là même qui préférèrent avoir eu tort avec Sartre et qui occupent toujours les esprits d’une « petite bourgeoisie intellectuelle » toujours prête à cautionner, au nom d’un anti-américanisme pathologique, les diverses formes de terrorisme et de fanatisme pourvues qu’elles se présentent sous les traits d’un peuple idéalisé ou d’une classe dominée.

Camus avait pourtant averti que le bacille de la peste veillait et veillerait jusqu’à la fin du monde; et qu’il était tapi au plus profond de nos consciences, fussent-elles éclairées par la recherche du bonheur ici-bas.

Cette leçon, je l’ai comprise un peu tard. L’attrait et le charme d’une posture romantique sans risque, théorisée  par les détracteurs de Camus, étaient à l’époque trop puissants pour des jeunes gens avides de changer le monde.

Depuis, il est mon compagnon de route… 

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Commentaires (2)

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    argoul

    |

    Ce fut le lot de beaucoup – mais, dans les années 70, le marxisme fumeux était tellement le politiquement correct que certains en ont été vaccinés… donc on lu Camus sans oeillères.
    Meilleurs voeux de blog à blog pour cette année Camus.
    Argoul

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    phthoreux

    |

    Votre réflexion est un raccourci remarquable de l’état d’esprit qui a largement baigné la seconde moitié de ce terrible XXè siècle (et dont toutes les délétères vapeurs ne sont hélas pas encore
    dissipées…).
    En même temps qu’un bel hommage à l’un des rares vrais penseurs libres « dans sa tête » de cet époque, c’est aussi une déclaration courageuse vous concernant. Je vous salue très humblement au seuil
    de cette nouvelle année que je vous souhaite la meilleure possible.

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