La leçon de Claude Bartolone !

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Devant les caméras de télévision, hier soir, du haut de son perchoir à l’Assemblée, Claude Bartolone s’indignait du spectacle donné aux Français par des députés de l’opposition surjouant la comédie de la révolte.

Abrutis ! leur a-t-il lancé. Une farce assez classique interprétée par de biens mauvais acteurs, qui révèle tout ce que la confrontation démocratique doit au jeu théâtral : une représentation décalée dans le temps et dans l’espace de la violence sociale. Ne nous en plaignons pas ! car ce faisant, elle l’ absorbe, la digère, la cristallise pour la transformer en une fiction dans laquelle s’ expriment de vraies colères et frustrations ; celles d’un corps social perpétuellement en tension. Pour tout dire, nos démocraties parlementaires sont de « belles machines » faites pour purger la brutalité inhérente aux relations nouées entre « partenaires » sociaux aux intérêts forcément contradictoires. Notre tranquilité et nos libertés sont à ce prix ! Celui de l’ imposture. Alors, plutôt que de feindre l’exaspération, sachons donc apprécier à sa juste valeur ce jeu de rôle dans lequel la « guerre civile » nous est présentée sous des formes souvent amusantes. Enfin ! pas toujours . A nous, spectateurs instruits, d’en décrypter les ressorts, d’en comprendre « l’argument » et, comme au théâtre, d’en ressortir, paradoxalement, augmenté de quelques vérités…

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Commentaires (2)

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    viet

    |

    Etes-vous tellement certain que le système parlementaire canalise la tension sociale? Nos hommes politiques pour se démarquer les uns des autres n’ont ils pas intérêt à exaspérer les antagonismes
    ,simplement pour garder leur fond de commerce ?

  • Avatar

    Michel Santo

    |

    Les deux, bien sur! Je ne peux pas développer,  au risque d’être tropl long… Mais nos  » acteurs « , pour filer la métaphore, sont des professionnels. Ils vivent de leur  » art  » si je puis
    dire… et veillent à ce que la concurrence ne vienne pas leur  » piquer  » les rôles: le cumul des mandats étant, entre autres, de préserver leurs rentes ( je faire un billet sur ce point
    prochainement )…

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