Contre-Regards

par Michel SANTO

La République est nue, et Marianne une Femen !

 

 

 

 

imgres.jpeg

 

 

 

Le président n’imprime pas ! Rien n´y fait, plus il parle, moins on l’entend. Sa voix au timbre désespérément plat et au débit tristement techno, sans doute . Une voix qui amplifie ce sentiment d’hébétude porté par une succession de phrases sans reliefs. Des phrases qui semblent flotter au dessus d’un réel insupportablement sourd à sa raison. Que n’a t il tenu sa promesse de campagne: ne point parler aux français en ce jour du 14 juillet ? La profondeur historique du jour et les ors mémoriels de l’ Élysée ont réduit sa parole à un oral de sciences-po. Cotonneuse ,vaporeuse , quasi fantomatique avec cette reprise qui paraît-il est déjà là… Et cette scie sans cesse énoncée – « il faut faire en sorte que…» – , que reprennent en chœur ses ministres bottés … On ne joue pas impunément avec les symboles ! Ils écrasent de leur masse historique et « sacré» les hommes au verbe pâle, pour se fondre avec eux dans une espèce de néant esthétique. Ce que révèle finalement cet exercice raté est la disparition d’une certaine forme de société. Plate, on y pense et parle désormais de manière stantardisée, lyophilisée… Le  ” langage ” de nos élites est celui de la réclame. La République est nue, et Marianne une Femen ! un produit marketing! Un plagiat d’Andy Warhol, qui plus est !

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Commentaires (2)

  • Avatar

    click this link

    |

    I understand that you are not satisfied with the current political scenarios in the country and you want them to move out from their positions. According to my opinion, they should need some time to enable many policies, which helps in the growth of the nation.

    Reply

  • Michel Santo

    Michel Santo

    |

    Vous l’aurez remarqué c’est une forme " de parole politique " que je critique ici . Faites d’éléments de langage fabriqués par des communicants, sans profondeur , elle glisse sur nos consciences au point d’en devenir insupportable de banalité , comme celle des tonnes de pub qui nous sont versées quotidiennement sur la tête…

    Reply

Laisser un commentaire

Articles récents

Ces sinistres processions qui nous rappellent tant d'autres époques…

Ces sinistres processions qui nous rappellent tant d'autres époques…

        Des hommes et des femmes qui défilent sur une avenue, dans la nuit, flambeaux tendus vers le ciel. Au premier plan, certains portent des gilets marqués du sigle d[Lire la suite]
Narbonne ! Municipales2020 : Et si Bertrand Malquier n’était plus candidat à la présidence du Grand Narbonne ?

Narbonne ! Municipales2020 : Et si Bertrand Malquier n’était plus candidat à la présidence du Grand

    Et si Bertrand Malquier n’était plus candidat à la présidence du Grand Narbonne ? La question est rhétorique, évidemment, et la phrase faussement interrogative. Bertrand Malquier n’est [Lire la suite]
La démocratie peut-elle survivre à la haine?

La démocratie peut-elle survivre à la haine?

            Extraits de l'analyse de Dominique SCHNAPPER, publiée dans la revue en ligne TELOS. L'intégralité de texte est (ici) «Dans la démocratie,[Lire la suite]
Narbonne ! Municipales2020 : Que nous disent Aliot et Daraud ?

Narbonne ! Municipales2020 : Que nous disent Aliot et Daraud ?

  L'Indépendant. Cliquer sur l'image pour accéder au site du journal.    Le député du Rassemblement national, Louis Aliot, qui brigue la mairie de Perpignan, était avant-hier dans [Lire la suite]
Narbonne ! Municipales2020 : Et de huit… Au fou !

Narbonne ! Municipales2020 : Et de huit… Au fou !

      Et de huit ! Qui ? Un nommé Perello ! Son programme : « le plus plus gros » de tous les temps. Avec, en tête de gondole, une faculté de médecine ; la création de 10 000[Lire la suite]
"Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes…"

"Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes…"

      En 1840, dans « De la Démocratie en Amérique », Alexis de Tocqueville décrit le « despotisme nouveau » qui gangrène, à ses yeux, la démocratie naissante. Nos penseurs qui se p[Lire la suite]
  
2006-2020 © Contre-Regards
Conçu par OnEric Studio
 
%d blogueurs aiment cette page :