Contre-Regards

par Michel SANTO

Le festival Trenet aurait pu être un jardin extraordinaire !

 

 

 

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Ah ce festival Trenet !  C’était  hier son dernier jour. On se reposait de la veille dans le salon de thé ( T est son nom! ) de la rue de l’Ancien Courrier, sur le coup des 16 heures. Une réussite cette reconversion d’un ancien magasin de fringues. Elégant, de style design et british, mais confortable, on y est aimablement accueilli et les pâtisseries sont excellentes. Il fallait oser, et les propriétaires du lieu l’ont fait. Chapeau ! Je goûtais donc une tarte au citron, dans cet havre de paix, quand une horde de fous furieux tapant sur d’énormes tambours a envahi mon espace vital : le sonore. J’ai cru, sur le moment, me retrouver à la braderie de Lille, les moules frites en moins, ou a Copacabana, sans ses affolantes danseuses de samba … Douce France , Narbonne mon amie, me disais je, que sont devenus l’ombre de tes tours et tes barques tranquilles…  Que le monde change ! À observer les suiveurs de ces colonnes tambourinantes se tapant sur les cuisses on finit  par se dire que l’avenir de l’homme est hélas dans cette représentation d’hystériques automates… Mais qui donc a eu cette délirante et anachronique idée?  A part ça, quelle agréable surprise sur les Barques  de Cité de 18 à 20 heures ! Paris Combo : quatre musiciens et une chanteuse, tous formidables. Des rhytmes jazzy ,  latino … une guitare manouche; des textes rafraîchissants… quel bonheur ! Et un public enthousiaste qui sans cesse  en redemandait … Le festival Trenet se tenait là, comme tant d’autres représentations, aux marges de la grande scène du cours Mirabeau où, comme hier encore, se donnait du lourd, du très, très très lourd … Du B.B.C ( Boyer, Berbères, Coll ) :  The Voice … Debout, que j’aurais bien vu place de l’hôtel de ville dans une version plus intimiste… et Annie Cordy ! Du frais, du poétique… à la façon de Patrick Sébastien…comme à la télé. Enorme succès ! des barques côté Bourg bourrées !  Je peux en témoigner , j’étais sur les barques aussi, mais du côté Cité, accoudé au stand des Centurions déguisés en 118.218 : la pub ! Elles étaient pleines aussi, mais plus concentrées autour des fontaines à sangria… Un peu ailleurs que dans les étoiles qui filaient sur la grande scène, je me suis surpris à rêver d’un festival plus léger, plus accordé à l’esprit de son inspirateur. Oh! il suffirait de pas grand chose, d’un peu d’imagination seulement. Garder les mêmes, mais sans Aznavour, Boyer, la  » production René Coll  » et ses amis… Moins de tambours et un peu plus d’élégance. Quelque chose qui pourrait ressembler à un jardin extraordinaire… 

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