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par Michel SANTO

Le préfet de l’Aude aurait-il dérapé sur le Pont de Carcassonne ? | Contre-Regard.com

accident


Je n’avais  jamais entendu parler du préfet de l’Aude jusqu’à ce jour récent où il s’est cru obligé d’apporter une mise au point (ici)  politique et improvisée – sur la gestion du dossier du Pont de Carcassonne afin de dédouaner – confusément – l’absence dans les discussions préalables à son bouclage, du Grand Narbonne et de son Président Jacques Bascou.

Confusément est au demeurant bien faible pour qualifier un propos dans lequel est affirmé en majesté que cette affaire ne relevait pas de la compétence –  au sens juridique du terme – de la Communauté d’Agglomération – ce qui est exact !  – pour ajouter – contradictoirement !  – que cette même Agglo pouvait « apporter son obole » aux travaux « qui seront entrepris par la Commune de Narbonne». Comprenne qui pourra, à moins qu’il ait voulu suggérer à ses interlocuteurs qu’il était prêt à « fermer les yeux » sur une délibération illégale du Grand Narbonne, ce qui serait  un comble pour celui qui est justement chargé d’en contrôler la légalité, même pour une obole dont le dictionnaire – le mien ! – n’a pas encore modifié le sens de don ou de présent de très peu d’importance… La seule possibilité, un peu baroque, actuellement offerte par l’Agglo – mais à la condition cependant de redéfinir (entreprise seulement permise à l’Académie)  ce qu’est un village – est en effet  celle de son programme – faiblement doté : moins de 500 000€ !  – sur les « traversées de villages ». Bref, voilà un préfet qui, voulant  donner raison à Mouly – protestant du désintéressement de Bascou – et à Bascou – jurant de son incompétence à agir – se noie dans un «cassoulet  rhétorique», en ajoutant de la confusion à la confusion. A ce propos de «cassoulet réthorique», m’informant du parcours professionnel de ce préfet, je note, incidemment, qu’il a longtemps fréquenté Jean-Michel Baylet [1]. Un maître incontestable en la matière ! Ceci explique peut-être cela…


[1] Il fut en effet de 1994 à 1997, son directeur de cabinet à la présidence du conseil général du Tarn et Garonne.

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